sauvé, ée

SAUVÉ, ÉE

(sô-vé, vée) part. passé de sauver
Mis hors de péril, en sûreté.
Poursuivie par ses ennemis implacables qui avaient eu l'audace de lui faire son procès, tantôt sauvée, tantôt presque prise [BOSSUET, Reine d'Anglet.]
L'Hébreu sauvé du joug de ses injustes maîtres [BOILEAU, Art p. III]
Rome sauvée, titre d'une tragédie de Voltaire.
Rendu éternellement heureux dans le ciel.
Ces confessions prouvent expressément que Ravaillac aurait commis son parricide dans l'espérance d'être sauvé [VOLT., Dissert. mort Henri IV]
Subst.
Vous êtes tenté d'incrédulité à la vue du petit nombre des sauvés [BOSSUET, Élévat. sur myst. XVII, 5]
On a démontré qu'il [Jurieu] met des idolâtres reconnus pour tels par lui-même, non-seulement au nombre des sauvés, mais encore au rang des plus grands saints [ID., 3e avert. 13]
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877