seing

seing

[ sɛ̃] n.m. [ du lat. signum, signe ]
Dans la langue juridique, signature d'une personne sur un acte, pour en attester l'authenticité.
Sous seing privé,
se dit d'un acte qui n'a pas été établi devant un officier public.

SEING

(sin ; le g ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des sin-z authentiques) s. m.
Anciennement, la marque, le signe qu'une personne met à un écrit pour garantir qu'il vient d'elle. Autrefois, quand un noble ne savait pas écrire, il suppléait à la signature du nom par le seing et le sceau.
Je vous salue ici de ma propre main, moi Paul ; c'est là mon seing dans toutes mes lettres [SACI, Bible, St Paul, 2e épit. aux Thess. III, 17]
Signature, c'est-à-dire le nom de quelqu'un mis au bas d'une lettre, d'un écrit, d'un acte.
Ce billet démenti pour n'avoir point de seing [MOL., D. Garcie, I, 5]
Madame, on a du comte examiné le seing ; Les écrits sont de lui, nous connaissons sa main [TH. CORN., C. d'Essex, II, 3]
Adorez, a-t-il dit, l'ordre de votre maître, De son auguste seing reconnaissez les traits [RAC., Baj. V, 11]
Voyez, lisez vous-même ; Vous connaissez, madame, et la lettre et le seing [ID., ib. IV, 3]
Seing privé, signature qui n'a point été faite en présence d'un officier public. Une promesse sous seing privé.
Aujourd'hui, pour épargner les frais d'un contrat, la plupart des gens se marient sous seing privé [DANCOURT, la Femme d'intrigues, II, 3]
Blanc-seing, papier ou parchemin signé que l'on confie à quelqu'un pour le remplir à sa volonté. Ils ont donné leurs blancsseings aux arbitres.
Sous-seing, voy. ce mot à son rang.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    En aucunes viles est il, que nul n'i pot avoir mesures à grain, s'ele n'est seignie au saing du segneur [BEAUMANOIR, XXVI, 14]
  • XIVe s.
    Estre fletri d'un fer chaut au saing de fleur de lis [, Bibl. chart. 2e sér. t. III, p. 425]
  • XVIe s.
    Les enfans apportent du ventre de leurs meres plusieurs taches ou macules dites vulgairement seings [PARÉ, XVIII, 17]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. seing, seng, signe ; ital. segno ; du lat. signum.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    SEING.
    Ajoutez :
  • Abus de blanc-seing, inscription frauduleuse, au-dessus de la signature, d'un acte préjudiciable au signataire.

seing

SEING. (On ne prononce pas le G.) n. m. Nom de quelqu'un écrit par lui-même au bas d'une lettre, d'un acte, pour le certifier, pour le confirmer, pour le rendre valable. Mettez là votre seing. Contrefaire le seing de quelqu'un. Le seing des témoins.

Seing privé, Signature d'un acte qui n'a point été reçu par un officier public. Un acte sous seing privé.

Blanc-seing. Voyez ce mot à son rang alphabétique.

seing

Seing, voyez Sing.

seing


SEING, s. m. [Sein: monos. On ne pron. point le g.] Le nom de quelqu'un, qu'il met au bâs d'une lettre, d'une promesse, d'un contrat, etc. pour le certifier et le confirmer. "Mettre son seing à, etc. Contrefaire le seing.
   Le Désavoûrez-vous pour n' avoir point de seing?
   — Pourquoi désavouer un billet de ma main?
       Misantr.
On dit, dans le même sens signature. = Blanc seing, papier signé, que l'on done à quelqu'un, pour le remplir à sa volonté. Contre-seing: droit, dont jouissent les Ministres, Secrétaires d'État et autres persones en place d'affranchir leurs lettres par l'apposition de leurs noms sur l' envelope. MARIN.