sergent

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sergent

n.m. [ du lat. serviens, qui sert, de servus, esclave, de servire, être au service de ]
Sous-officier titulaire du grade le moins élevé de la hiérarchie dans l'infanterie, le génie et l'armée de l'air.

sergent-chef, sergente-chef

n. (sergents-chefs, sergentes-chefs).
Sous-officier dont le grade est compris entre celui de sergent et celui d'adjudant.

sergent

n.m.
Sergent de ville,
(Anc. ) gardien de la paix.

sergent

(sɛʀʒɑ̃)
nom masculin
militaire sous-officier de premier grade Le caporal travaille sous les ordres du sergent.

SERGENT

(sèr-jan) s. m.
Serviteur, en vieux langage (ce qui est le sens propre).
L'aumônier d'un roi de France prit possession de la patrie d'Annibal en ces mots : Je vous dis le ban de notre Seigneur Jésus-Christ, et de Louis, roi de France, son sergent [CHATEAUBR., Itin. part. 7]
Anciennement, officier de justice chargé des poursuites judiciaires ; on dit aujourd'hui huissier.
Avec d'honnêtes gens autrement on en use ; Envoyer un sergent ! [HAUTEROCHE, Souper mal apprêté, sc. 20]
Et j'ai toujours été nourri par feu mon père Dans la crainte de Dieu, monsieur, et des sergents [RAC., Plaid. II, 3]
Oui, vous êtes sergent, monsieur, et très sergent [ID., ib. II, 4]
Il n'y avait [sous Louis XII] dans le bailliage de Paris que quarante-neuf sergents ; et à présent il y en a plus de cinq cents [VOLT., Mœurs, 114]
Sergents à verge, ceux qui avaient le droit d'être jurés priseurs et vendeurs de biens. Sergents à cheval, ceux qui allaient exploiter à la campagne. Sergents royaux, ceux qui appartenaient à une juridiction royale. Sergents fieffés, ceux qui faisaient les exploits pour les droits des seigneurs.
Autrefois, sergent de bataille, ou sergent général de bataille, officier qui, dans un jour de combat, recevait du général le plan de la disposition de l'armée, et dont la fonction était de ranger les troupes en bataille.
Il semble que ce soit Un sergent de bataille allant en chaque endroit Faire avancer ses gens et hâter la victoire [LA FONT., Fabl. VII, 9]
Sergent d'armes, officier qui servait autrefois dans les cérémonies, dans les tournois.
Aujourd'hui, sous-officier dans une compagnie d'infanterie. Comme les grenadiers lui dirent [à un sergent qui s'offrait à les conduire] : Qui êtes-vous donc ? Il répondit : Un sergent du régiment des gardes vaut bien un officier ; suivez-moi.
Et en effet il les mena où il fallait [PELLISSON, Lett. hist. t. III, p. 255]
Près du rouet de sa fille chérie, Le vieux sergent se distrait de ses maux [BÉRANG., V, Sergent]
Sergent-major, le premier sous-officier d'une compagnie, celui qui est ordinairement chargé de la comptabilité. C'était autrefois le nom du sergent de bataille, officier supérieur dans un régiment d'infanterie, servant à cheval.
Sergent de ville, agent de police portant l'épée et chargé du maintien de l'ordre public.
La haine du sergent de ville faisait partie de ses convictions politiques [CH. DE BERNARD, Un homme sérieux, VII]
Terme de menuiserie. Barre de fer ou de bois longue à volonté, recourbée en crochet, un peu aplatie par un des bouts, et qui sert à tenir serrées les pièces de bois qu'on a collées et celles qu'on veut cheviller. On a prétendu que ce mot était une corruption de serre-joint ; mais cela paraît une pure hypothèse, serre-joint ne se trouvant nulle part, et sergent (le serviteur) étant tout à fait dans les habitudes du langage figuré des ouvriers ; en preuve, le valet, instrument de fer qui maintient sur l'établi la planche à travailler.
Terme de marine. Petit crochet de fer, attaché à un cordage et servant à soulever un tonneau. Outil pour faire courber les bordages que l'on chauffe.
Forte barre de fer qu'on place devant la gueule de l'arche du four d'une glacerie.
10° Crabe doré.

HISTORIQUE

  • XIe s.
    Dune prent li pedre [le père] de ses meilurs serganz ; Par multes terres fait querre sun amfant [, St Alexis, XXIII]
  • XIIe s.
    Le premier roi de France fist Diex par son commant Couronner à ses anges dignement en chantant, Puis le comanda estre en terre son sergent, Tenir droite justice, et la loi mettre avant [, Sax. I]
  • XIIIe s.
    Avoec cels alerent moult de sergens et de chevaliers dont li nom ne sont mis en escrit [VILLEH., XXXIII]
    Ha ! biaus sire Diex, je sui votre siergans et sui en vostre besoigne [, Chr. de Rains, 28]
    Mès serjant en vain se travaille De faire service qui vaille, Quant li servises n'atalente [fait plaisir] à celui cui l'en le presente [, la Rose, 2029]
    Si parlerons.... des contes que li sergans doivent fere à lor segneurs, si que cil qui servent sacent comment il doivent servir [BEAUMANOIR, XXIX, 1]
    Et se nous ne le faison ainsi, il [Dieu] fera aussi comme le bon seigneur doit faire à son mauvais sergant [JOINV., 197]
  • XIVe s.
    Ce que nos amis ou sergeans font pour nous, ilz le font pour acomplir nostre volonté et intention [ORESME, Éth. 68]
    Les sergens d'armes sont les maciers que le roy a en son office, qui portent maces devant le roy [DU CANGE, servientes.]
    Jehan, dit Trayneau, sergent des eaues [ID., serviens aquarum.]
  • XVe s.
    Le roy d'Angleterre et le prince de Galles, son fils, avoyent en leur route environ trois mille hommes d'armes, six mille archers et dix mille sergens de pied [FROISS., I, p. 143, dans LACURNE]
    Jehan Maillefer et Philippot Clabault, eux disans sergenz volans et messiers [parce qu'ils allaient çà et là] [DU CANGE, serviens camparius.]
  • XVIe s.
    Plus pour dix braves sergens que j'estime qui devroyent estre aussi entretenus, mille livres, et pour un sergent major, trois cens [LANOUE, 278]
    La patissiere Descarneau voulut estre sergent majeure des amazones [D'AUB., Faen. IV, 13]
    En ce siege de Rouen, le roy l'honora [d'Aubigné] de sergent de bataille.... [ID., Mém. 1588]
    Je n'ay point d'aultre sergeant de bande à renger mes pieces, que la fortune : à mesure que mes resveries se presentent, je les entasse [MONT., II, 99]
    Sergeant, grande agrafe [MONET, Dict.]
    Sergeant de tonnelier [COTGRAVE, ]
    ....Lucifer, qui se deschaisnoyt en ce temps-là à cause d'une colicque qui le tourmentoyt extraordinairement pour avoir mangé l'ame d'ung sergant en fricassée à son desjeuner [RAB., Pant.. IV]
    Sergens, quasi serre-gens, d'autant que leur estat est voué à la capture des malgisans [PASQUIER, Recherches, VIII, p. 688, dans LACURNE]
    Nos plus vieux françois firent du latin serviens un sergiens, que nous avons depuis appellé sergent [ID., ib.]
    Il y a plusieurs autres edicts qui sont en bransle sur le bureau, mesme celuy de dix huit mil sergens par tout le royaume ; je ne pense pas qu'il doive passer ; car, s'il avoit lieu, il effaceroit la memoire des onze mille diables dont on parloit du temps de nos bons vieux peres [ID., Lettres, t. I, p. 450]
    Un advocat en une ville, un noyer en une vigne, un pourceau dans un bled, une taupe dans un pré, un sergent dans un bourg, c'est pour achever de gaster tout [BOUCHET, Serées, I, p. 327, dans LACURNE]
    Il le guette comme le diable fait le sergent [OUDIN, Curios. franç.]

ÉTYMOLOGIE

  • Bourguig. sorjan ; provenç. servent, sirvent ; espagn. sirviente ; ital. servente ; du lat. servientem, de servire, servir.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    SERGENT. Ajoutez :
    11°
    Sergent goulu ou canac, nom, à Belle-Ile, Morbihan, du fou, oiseau de mer (sula brassanus), [GOUËZEL, les Oiseaux de mer, Nantes, 1875, p. 12]

sergent

SERGENT. n. m. Officier de justice qui remplissait les fonctions d'un huissier d'aujourd'hui et qui était chargé d'arrêter ceux contre lesquels il y avait contrainte par corps. Sergent à verge. S'il ne me paie, je lui enverrai un sergent, le sergent. Les sergents le tenaient au collet.

Sergents de ville, Agents de police armés chargés de maintenir l'ordre dans les lieux publics. On les appelle maintenant Gardiens de la paix.

SERGENT se dit aussi d'un Sous-officier de l'infanterie, du génie ou de l'aviation. Le grade de sergent. Sergent dans une compagnie d'infanterie. Une patrouille commandée par un sergent.

Sergent-major, Anciennement, le Premier sous-officier dans une compagnie, après l'adjudant, et Celui qui était chargé de la comptabilité. On dit aujourd'hui Sergent-chef.

Sergent-fourrier se disait d'un Sous-officier ayant l'emploi de fourrier.

sergent


SERGENT, s. m. SERGENTER, v. act. SERGENTERIE, s. f. [Sêrjan, janté, teri-e: 1re ê ouv. 2e lon. 3e é fer. au 2d, e muet au 3e.] Sergent est 1°. un oficier de Justice, dont la fonction est de doner des exploits, des assignations, etc.
   Ne conoîtrois-tu pas quelque honête faussaire,
   Qui servit ses amis, en le payant s'entend?
   Quelque Sergent zélé. - Bon, on en trouve tant.
       Les Plaideurs.
  Touchez-là. Vos pareils sont gens, que je révère.
  Et j'ai toujours été nourri, par feu mon père,
  Dans la crainte de Dieu, Monsieur, et des Sergens.       Ibid.
= 2°. Bâs Oficier dans une compagnie d'Infanterie. = Sergenterie ne se dit que dans le 1er sens. Ofice de Sergent, d'Huissier. — Sergenter, au propre, c'est presser par le moyen des Sergens. "C'est un mauvais payeur: il faut le sergenter. = Il est plus usité au figuré, où il signifie, presser, importuner, fatiguer, pour obtenir quelque chôse. "Il vous sergentera jusqu'à ce que vous ayiez fait ce qu'il desire. "Peut-on ainsi sergenter les gens?

Traductions

sergent

sergeant

sergent

sergeant

sergent

serĝento

sergent

sargento

sergent

sierżant

sergent

sargento

sergent

sergeant

sergent

sergente

sergent

seržant

sergent

overbetjent

sergent

kersantti

sergent

narednik

sergent

軍曹

sergent

중사

sergent

sersjant

sergent

จ่า

sergent

çavuş

sergent

trung sỹ

sergent

警官

sergent

[sɛʀʒɑ̃] nmsergeant