simonie

simonie

n.f. [ lat. ecclés. simonia, du nom de Simon le Magicien ]
Au Moyen Âge, trafic de choses saintes, de biens spirituels (sacrements) ou de charges ecclésiastiques.

SIMONIE

(si-mo-nie) s. f.
Convention illicite par laquelle on reçoit une récompense temporelle, une rétribution pécuniaire pour quelque chose de saint et de spirituel, tel que les sacrements, les prières de l'Eglise, les bénéfices, etc.
Si l'on donne un bien temporel pour un bien spirituel, c'est une simonie visible [PASC., Prov. VI]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Là puet le poi vaillant symonie eshaucier [la simoinie peut élever celui qui vaut peu] [, Th. le mart. 62]
  • XIIIe s.
    Se les cozes saintes sunt baillies à loier, ce est simonie [BEAUMANOIR, XXXVIII, 14]
    Simonie et lignages, prieres et servises Donnent hui dignités, provendes et yglises [J. DE MEUNG, Test. 513]
  • XIVe s.
    Es estas de ce monde tant de symonie a, D'envie, d'avarice, plus qu'on ne vous dira [, Guesclin. 11751]
  • XVe s.
    Tant avez fait d'armes huy par dessus tant de preud'hommes en chevalerie, que le pris et honneur vous est octroyé sans discorde et sans simonie ; si en recevez ceste couronne [, Perceforest, t. IV, f° 58]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. espagn. et ital. simonia, de Simon le magicien, qui voulut acheter de saint Pierre le don de conférer le Saint-Esprit.

simonie

SIMONIE. n. f. Trafic des choses spirituelles, des dignités ecclésiastiques, des grâces sacramentelles, moyennant argent ou quelque avantage temporel. Prendre ou donner de l'argent pour un bénéfice est une simonie. Simonie expresse. Simonie tacite.

simonie

Simonie, Scelesta et sacrilega nundinatio, Incesta licitatio, Nefarius ambitus, Collatio nummaria sacerdotij, aut cessio, nundinariumque commercium, B.

Traductions

simonie

Simonie