simplesse

(Mot repris de simplesses)

SIMPLESSE

(sin-plè-s') s. f.
Naturel sans déguisement, doux et facile.
Pourquoi non ? c'est erreur de la simplesse humaine [RÉGNIER, Dial.]
Vous m'annoncez quelqu'un si facile, si bon ! D'une ingénuité, d'une simplesse extrême [COLLIN D'HARLEVILLE, Malice pour malice, I, 3]
Il ne demande qu'amour et simplesse, il n'est pas d'humeur à quereller qui que ce soit.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Si disoient : nos morrons tuit en nostre simplece [, Machab. I, 2]
  • XIIIe s.
    Se cil biaus vis [visage] plains de simplece [, Lai de l'ombre]
    Quant ce fut fet, li baillif reconnurent par devant le roi lor folie, et li meres ausint [aussi], et requistrent pardon de lor simplece [, Liv. de jost. 51]
    Car orgueux ne doit pas regner En chevaliers, ne demorer, Mais adès à simpleche tendre [BARBAZAN, Fabliaux, I, 66]
  • XIVe s.
    Et veu par lesdiz maistres l'ignorance, la simplesse et la juenesse dudit Jaquet [, Charte de 1343, dans Trés. des chartes 1174, f° 100, verso, p. 167]
  • XVe s.
    C'estoit grant simplesse de croire paroles volans si legerement [FROISS., II, II, 9]
  • XVIe s.
    Tant il sceut finement ma simplesse abuser [DESPORTES, Imitation de la complainte de Bradamant.]

ÉTYMOLOGIE

  • Simple ; provenç. et espagn. simpleza ; ital. semplicezza.

simplesse

SIMPLESSE. n. f. Simplicité naturelle, ingénuité accompagnée de douceur et de facilité. Elle a de la simplesse. On ne trouvait en lui qu'amour et simplesse. Il est vieux.

simplesse

Simplesse, ou simplicité, Simplicitas.

Il ne demande qu'amour et simplesse, Huic quietis consiliis opus est, Budaeus.