sonné, ée

SONNÉ, ÉE

(so-né, née) part. passé de sonner
Annoncé par le son des cloches. Messe sonnée.

PROVERBE

    Matines bien sonnées sont à demi dites.
Il se dit de l'heure marquée par le son de la cloche. Il est trois heures sonnées.
Et déjà tout confus, tenant midi sonné [BOILEAU, Lutr. IV]
Fig. Son heure était sonnée, le moment de mourir était arrivé pour lui. Fig. Il se dit d'un laps de temps révolu, d'une date qui est accomplie. Il a cinquante ans sonnés.
Le bon cardinal [de Retz] m'a écrit, et me mande que la Saint-Martin est sonnée [SÉV., 20 nov. 1675]
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877