sonnaille

sonnaille

n.f. [ de sonner ]
Clochette attachée au cou des bestiaux ; clarine.

SONNAILLE

(so-nâ-ll', ll mouillées, et non so-nâ-ye) s. f.
Clochette qu'on attache au cou des bestiaux ou bêtes de somme.
Les bêtes de somme paraissent supporter plus volontiers la fatigue, lorsqu'on les accompagne avec des instruments ; c'est pour la même raison qu'on leur attache des clochettes ou sonnailles [BUFF., De l'ouïe]
Leur vêtement [des nègres] consiste en une espèce de tablier fait d'écorce d'arbre et quelques peaux de singe, qu'ils portent par-dessus ce tablier ; ils attachent à ces peaux des sonnailles semblables à celles que portent nos mulets [ID., Hist. nat. hom. Œuv. t. V, p. 136]

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Ung sonnau propre, dont ils sonnoient ainsi que par nuit est propice [DU CANGE, sonailla.]
  • XVIe s.
    Il n'y eut nul qui osast attacher la sonnaille au col du chat [BONIVARD, Chr. de Genève, III, 7]

ÉTYMOLOGIE

  • Sonner ; provenç. sonalh, sonail ; ital. sonaglio.

sonnaille

SONNAILLE. n. f. Clochette attachée au cou des bêtes, lorsqu'elles paissent ou qu'elles voyagent.

sonnaille

Sonnaille, f. C'est la clochette rustique que les bestes portent penduë à leur col, passans ou allans par les champs.

sonnâille


SONNâILLE, ou SONâILLE, s. f. SONâILLER, v. n. SONANT, ANTE, adj. SONER, v. act. et n. SONERIE, s. f. SONETTE, s. f. SONEUR, s. m. [So-nâ-glie, nâ-glié; nan, nante, , neri-e; nè-te, neur: 2e lon. aux 4 1ers; mouillez les ll, é fer. au 5e, e muet au 6e.] Soner, v. n. 1°. Rendre un son. "La cloche, l'horloge sone. "Soner de la trompette. = En gramaire, cela sone bien, sone mal; flate ou choque l'oreille. = 2°. Être marqué: anoncé par quelque son: les vêpres sonent, voilà midi qui sone . = 3°. V. act. Faire rendre du son. "Soner les cloches, la sonette, le tocsin, etc. = En st. famil. Ne sonez mot, ne dites mot. = Rem. Il semble qu'on ne devrait dire soner que des cloches: on dit pourtant, soner les Matines, les Vêpres, l' Assemblée, le réfectoire, etc. "Le diné sone, et vous voilà dans la Sale de compagnie, lorsque la cloche parle encôre. Coyer. = Soner ne se dit pas des persones, et c'est un gasconisme que de dire, on vous sone, pour dire, on vous apèle. * M. Rétif dit: "M. P..... la sona. = Il faut excepter cette phrâse, soner ses gens, soner la sonette, pour les faire venir. — Cela pourrait aussi se dire dans un Couvent, où chaque Religieux est appelé au parloir par un certain nombre de coups de cloche. MARIN. = Il faut dire, midi est soné, dix heures sont sonées, et non pas, a soné, ont soné: mais on dit: l'horloge a soné; parce que c'est l'horloge, qui sone, et ce sont les heures, qui sont sonées par l'Horloge. = Faire soner bien haut, faire valoir, représenter avec force. "Il fait soner ce service bien haut. Rollin. = On dit d'une action qu'elle sone bien ou mal, qu'elle est aprouvée, ou blâmée. "Cela sone mal, ou, ne sone pas trop bien. On le dit plutôt du mal que du bien. = Soner la retraite se dit en st. fig. famil. pour, se retirer du monde: il est tems de soner la retraite.
   SONâILLER, Soner souvent et sans besoin. "On ne fait que sonâiller dans ce Couvent. = Sonâille se dit des clochettes atachées au cou des bêtes, qui voyagent; et sonettes de celles qui sont atachées aux murs des apartemens, ou qui sont sur une table, pour apeler les domestiques. On le dit aussi de certains grelots qu'on atache au cou des chiens, ou aux pieds des oiseaux de proie. Sonette est encôre une machine, dont on se sert pour enfoncer des pilotis.
   SONANT, ANTE, qui rend un son clair. "Étain, airain sonant. = Horloge, montre sonante, qui sone les heures. = À~ l'heure sonante, à l'heure précise.
   Nous partirons à cinq heures sonantes.
       NANINE.
Marivaux fait dire à un valet, à six heures frapantes. = Espèces sonantes, monoie d'or, d'argent: payer en espèces sonantes. = Proposition mal sonante, qui peut être prise dans un sens peu ortodoxe.
   SONEUR, celui qui sone les cloches.

Traductions

sonnaille

Viehschelle