sophistiqué, ée

SOPHISTIQUÉ, ÉE

(so-fi-sti-ké, kée) part. passé de sophistiquer
Subtilisé avec excès.
Vous y verrez [aux états de Provence] l'effet des protestations de M. de Marseille ; je les trouve bien sophistiquées et avec de grandes restrictions [SÉV., 20 sept. 1671]
On dit.... que le comte de Guiche et Mme de Brissac sont tellement sophistiqués, qu'ils auraient besoin d'un truchement pour s'entendre eux-mêmes [ID., 16 mars 1672]
Frelaté.
Du vin sophistiqué par la litharge [GENLIS, Maison rust. t. II, p. 289, dans POUGENS]
Fig.
Ces faux monnayeurs en dévotion, qui veulent attraper les hommes avec un zèle contrefait et une charité sophistiquée [MOL., 1er placet.]
Nous nous gardons bien, sur notre petit théâtre, de supprimer ce qui est si fort dans la nature ; car nous n'avons pas le goût sophistiqué comme on l'a dans Paris [VOLT., Lett. d'Argental, 26 janv. 1762]