sordide

(Mot repris de sordides)
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sordide

adj. [ du lat. sordidus, crasseux, de sordes, saleté ]
1. D'une saleté repoussante ; misérable : Ils vivent dans un immeuble sordide dégoûtant, malpropre ; impeccable, propre
2. Qui fait preuve de bassesse morale, de mesquinerie : Le député a-t-il participé à cette sordide affaire ? abject, déshonorant infâme, innommable
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

SORDIDE

(sor-di-d') adj.
Sale, vilain.
Sa volupté [d'Épicure] n'était point sordide ; il a vécu si sobrement que les Pères en font parfois honte aux chrétiens [LA MOTHE LE VAYER, Vertu des païens, II, Épicure.]
Tomber dans une sordide pauvreté [PATRU, Plaid. 3]
François ne saurait avoir ni un habillement si sordide ni une nourriture si modique, qu'il ne soit parfaitement satisfait [BOSSUET, Panég. St Franç. d'Ass. 2]
En parlant de personnes.
Irais-je, adulateur sordide, Encenser un sot dans l'éclat ? [GRESSET, Chartreuse.]
Terme de médecine. Sale, de mauvais aspect. Une plaie sordide. Ulcères sordides, ulcères qui fournissent une suppuration sanieuse ou de mauvaise nature.
Fig. Il se dit de l'avarice et des choses qui s'y rapportent.
Il y a un noble intérêt, il y a un intérêt bas et sordide [BOSSUET, Rép. à quatre lettres de M. de Cambrai, 2]
Travaillez pour la gloire, et qu'un sordide gain Ne soit jamais l'objet d'un illustre écrivain [BOILEAU, Art p. IV]
On ne peut t'excuser sur ton avarice sordide [de Caton l'ancien] [FÉN., Dial. des morts anc. 35]
Le parfait désintéressement de Socrate, qui était sans héritage et sans revenu, faisait encore sentir davantage par le contraste la sordide avidité des sophistes [ROLLIN, Hist. anc. Œuvr. t. XI, 2e part. p. 776, dans POUGENS.]
Par extension, très avare, vilain, en parlant des personnes. C'est un avare des plus sordides.
Une avare et sordide famille [BOILEAU, Sat. X]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Le chancre ulceré est fort sordide [PARÉ, V, 27]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. sordidus, sale, de sordes, ordures.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

sordide

SORDIDE. adj. des deux genres. Qui est sale, repoussant. Il n'est d'usage qu'au figuré, et il ne se dit des Personnes que par rapport à l'avarice. C'est un homme sordide.

Il se dit aussi des Choses et signifie Qui est vil, répugnant. Une avarice sordide. Intérêt sordide.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

sordide


SORDIDE, adj. SORDIDEMENT, adv. [3e e muet, en a le son d'an: deman.] Sale, vilain, en parlant des avâres: c'est un avâre des plus sordides: gain, intérêt, avarice, épargne sordide. "Il vit sordidement, d'une manière sordide.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Synonymes et Contraires

sordide

adjectif sordide
2.  Qui fait preuve de bassesse.
Le Grand Dictionnaire des Synonymes et Contraires © Larousse 2004
Traductions

sordide

sordid, squalidמסואב (ת), נרלח (ת), סמרטוטי (ת), קטנוני (ת), קַטְנוּנִיgemeen, smerig, viessórdidosquallido, sordidoschmutzige卑鄙sordid (sɔʀdid)
adjectif
1. sans aucune morale une affaire sordide
2. très sale une cour sordide
Kernerman English Multilingual Dictionary © 2006-2013 K Dictionaries Ltd.

sordide

[sɔʀdid] adj [affaire, détail, meurtre] → sordid; [conditions, vie, quartier] → squalid
Collins English/French Electronic Resource. © HarperCollins Publishers 2005