soufre

soufre

n.m. [ lat. sulfur ou sulphur ]
Corps simple, d'une couleur jaune clair, très répandu dans la nature : En brûlant, le soufre dégage une odeur forte.
Odeur de soufre,
odeur qui passe pour accompagner le diable.
Sentir le soufre,
présenter un caractère d'hérésie.
adj. inv.
De la couleur du soufre : Des murs soufre.

soufre

(sufʀ)
nom masculin
chimie substance chimique de couleur jaune la forte odeur du soufre
figuré avoir l'air dangereux, maléfique un écrivain qui sent le soufre

SOUFRE

(sou-fr') s. m.
Minéral d'un jaune clair très inflammable, et qui exhale en brûlant une odeur forte et insupportable. Le soufre est un corps simple.
Le soufre, dont la découverte remonte à l'antiquité la plus reculée, est solide, jaune citron, très friable, insipide [THENARD, Traité de chim. t. I, p. 181, dans POUGENS]
Fig.
Il sème, en regardant, du soufre dans les âmes [RÉGNIER, Dial.]
Soufre vif, soufre naturel. Fleur de soufre, soufre sublimé. Soufre lavé, soufre sublimé qui a été dépouillé entièrement de l'acide sulfurique qu'il contient naturellement par des lavages prolongés avec l'eau distillée et chaude. Le soufre porphyrisé et lavé était appelé autrefois crème de soufre. Soufre en canon, soufre auquel on donne, dans les moules, une forme de bâton rond.
Soufre doré d'antimoine, poudre qui se précipite quand on verse un acide faible dans les eaux d'où le kermès minéral s'est précipité. Soufre rouge, arsenic sulfuré. Foie de soufre, combinaison d'un alcali fixe avec le soufre. Magistère du soufre, préparation obtenue par la précipitation d'une solution d'un sulfure de potasse, au moyen du vinaigre ou d'un acide.
Soufre végétal, voy. LYCOPODE.
Terme d'alchimie. Se disait d'un principe actif imaginaire que l'on prétendait trouver dans tous les corps mixtes.
L'infatigable Homberg disait que ce qu'on appelle le soufre principe n'est autre chose que le feu lui-même [VOLT., Phil. Newt. II, 5]
Empreinte que l'on prend sur des tablettes de soufre.
Un assortiment de soufres, où vous trouverez ces empreintes de tous les plus beaux antiques [GENLIS, Ad. et Th. t. III, p. 94, dans POUGENS]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Car tuit [les métaux] par diverses manieres Dedens les terrestres minieres De soufre et de vif argent nessent, Si cum li livres le confessent [, la Rose, 16325]
  • XVIe s.
    Soulphre vif [PARÉ, XXI, 24]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, soûf ; provenç. solfre, sulpre, solpre ; catal. sofre ; espagn. asufre ; portug. xofre ; ital. solfo ; du lat. sulfurem, soufre, que l'on a rapproché du sanscr. çulvâri, soufre.

soufre

SOUFRE. n. m. Corps simple, métalloïde, sec, friable, de couleur jaune, qui brûle avec une flamme bleue et qui exhale, en brûlant, une odeur forte et suffocante. Fleur de soufre. Soufre en canon. Vapeur de soufre. Être suffoqué par l'odeur de soufre. Cela sent le soufre.

soufre


SOUFRE, s. m. SOUFRER, v. act. [2e e muet au 1er, é fer. au 2d.] Soufre est un minéral, qui s'enflâme facilement, et qui sent mauvais en brûlant. Soufrer, c'est enduire, froter de soufre.

Traductions

soufre

Schwefel

soufre

zwavel, zwavelkleur, solfer, sulfer

soufre

сяра

soufre

sofre

soufre

síra

soufre

svovl

soufre

sulfuro

soufre

azufre

soufre

väävel

soufre

rikki

soufre

kén

soufre

belerang

soufre

zolfo

soufre

sulphur, sulpur

soufre

siera

soufre

sērs

soufre

siarka

soufre

enxofre

soufre

sulf

soufre

síra

soufre

žveplo

soufre

сумпор

soufre

svavel

soufre

svovel

soufre

сера

soufre

[sufʀ] nm
sulphur (Grande-Bretagne), sulfur (USA)
(fig) sentir le souffre [propos, écrits] → to be deliberately inflammatory