souille

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souille

n.f. [ de l'anc. fr. soil, du lat. solium, siège, cuve ]
Lieu bourbeux où se vautre le sanglier.

SOUILLE1

(sou-ll', ll mouillées, et non sou-ye) s. f.
Terme de chasse. Lieu bourbeux où se vautre le sanglier.
C'est comme un sanglier qui se tient dans la souille [HAUTEROCHE, Bourg. de qual. II, 4]
Le sanglier prend souille, il se couche dans l'eau ou dans la boue.
Terme de marine. Empreinte que laisse, dans la vase ou le sable fin, le fond d'un navire qui revient à flot, après avoir échoué dans ce sable ou cette vase.
À marée basse, le navire était resté à découvert dans la souille de la vase.... vers neuf heures, le mousse s'aperçut qu'au lieu de le soulever de la souille, la mer montante gagnait jusqu'au niveau du pont, qui allait bientôt être submergé, [, Nouvelliste de Rouen, dans J. des Débats, 9 avril 1859]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Il advient communement, quant un sanglier a prins gresse, et le temps est bel et sec, et il a un peu gelé, et le sanglier vient de mengier, si vient au seulg et se boute dedans en la boe, et se toulle parmy le seulg [, Modus, f° XXXII, verso]
  • XVIe s.
    À plusieurs mariniers qui ont amené ladicte galleace de la soulle en place près la tour dudit Havre, [, Despence faicte, dans JAL]
    Toutes personnes qui feront souille ou fosse au devant de cette ville et havre [, Archives de la charge, dans JAL]

ÉTYMOLOGIE

  • Berry, souille, lieu bourbeux ; du lat. suillus, qui appartient au cochon, de sus, cochon (voy. SOUE).

SOUILLE2

(sou-ll', ll mouillées) s. f.
Taie d'oreiller, en quelques provinces.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    .... Les femmes juifves.... sont communement par les marchez de Turquie vendants des ouvrages faicts à l'aiguille.... serviettes, mouchouers, couvre-chefs, ceintures blanches, souilles d'orilliers, et autres tels ouvrages [BELON, Singularités, III, 15]

ÉTYMOLOGIE

  • Ille-et-Vilaine, souie d'oreiller. M. Jaubert dit qu'il vient de souiller, cette taie étant destinée à empêcher l'oreiller lui-même de se graisser au contact de la tête. Cela est probable M. Roulin le tire du latin sudarium ; mais sudarium ne peut faire souille ou souie.

souille

SOUILLE. n. f. T. de Chasse. Lieu bourbeux où se vautre le sanglier.

En termes de Marine, il désigne un Enfoncement, une sorte de lit que forme, dans la vase ou dans le sable mou, un navire échoué momentanément. Le bâtiment fait sa souille.

souille


SOUILLE, s. f. SOUILLER, v. act. SOUILLON, s. m. et f. SOUILLûRE, s. f. [Sou-glie, glié, glion, gliû-re: mouillez les ll: 2e e muet au 1er, é fer. au 2d, lon. au dern.] Souille est un lieu bourbeux, où se veautre le sanglier. = Souiller, gâter, salir. souiller ses habits, ses mains, de boûe, de sang, etc. Il ne se dit guère dans le propre: mais il est fort bon dans le figuré: souiller sa conscience: se souiller d'un crime énorme; souiller ses mains dans le sang inocent. L. T. Souiller le lit nuptial, la couche nuptiale; comettre un adultère.
   Reçois pour te venger, mon sceptre et ma courone
   Je les ai trop souillés.
       VOLT. Sémiramis.
  SOUILLON est, en général, un enfant, qui est mal-propre, qui tache ses habits: c'est un petit souillon. Ah! la salope, la petite souillon. = En particulier, on le dit d'une Servante employée à laver la vaisselle et à d'autres bas services. On dit: souillon de cuisine, ou simplement, souillon.
   SOUILLûRE, tache, saleté sur quelque chôse. On ne le dit point au propre: on dit tache. Au figuré, on le dit élégamment: la souillûre du péché; la souillûre de l'âme. C'est une souillûre à son honeur, à sa réputation.

Traductions

souille

volutabrum