soulas

SOULAS

(sou-là) s. m.
Terme vieilli. Soulagement, consolation, joie, plaisir.
Vain et faible soulas en un coup si funeste [CORN., la Veuve, IV, 1 (1re éd.)]
. Car ma femme, hélas ! Mon unique joie et soulas, Se trouva manquer à la bande [SCARR., Virg. II]
Ainsi, du sort indignement traité, Tout mon soulas est d'être visité [ID., Poés. div. Œuvr. t. VII, p. 77, dans POUGENS]
Chaque époux, s'attachant auprès de sa moitié, Vécut en grand soulas, en paix, en amitié, Le plus heureux, le plus content du monde [LA FONT., Joc.]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Que [je] puisse avoir de ma dolor solas [, Couci, X]
    Ne me vout [voulut] pas Diex pour neant donner Tous les soulaz qu'ai eüs en ma vie [, ib. XXII]
  • XIIIe s.
    Ris et soulas et joie m'ont bien clamée quite [, Berte, XXXVII]
  • XIVe s.
    Ce estoient les douleureux solaz que li viellars en attendant la mort faisoient à eulz et aus autres [lors de la prise de Rome par les Gaulois] [BERCHEURE, f° 111, verso.]
  • XVIe s.
    Le blanc doncques signifie joye, soulas et lyesse [RAB., Garg. I, 10]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. solatz ; catal. solas ; espagn. solaz ; ital. solazzo ; du lat. solatium, de solari, consoler, de solus, entier, et aussi seul.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

soulas

SOULAS. n. m. Soulagement, consolation. Il est vieux.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

soulas

Soulas, Solatium, Solamen, Leuamen.

Donner soulas, Solari, Solatium afferre, Solatio esse.

Recevoir soulas, Solatia admittere.

Mon soulas, Voluptas mea.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606