spectre

spectre

n.m. [ lat. spectrum, de spectare, regarder ]
1. Apparition fantastique et effrayante d'un mort : Il prétend qu'il y a des spectres dans ce manoir fantôme, revenant
2. Représentation effrayante d'une idée, d'un événement menaçants : Le spectre du fascisme épouvantail
3. En physique, ensemble des rayons colorés résultant de la décomposition d'une lumière complexe ; variation d'un rayonnement complexe suivant la longueur d'onde : Le spectre solaire est composé des couleurs de l'arc-en-ciel.
4. Ensemble des bactéries sensibles à un antibiotique : Un médicament à large spectre champ d'action
5. Personne d'une pâleur et d'une maigreur maladives : Après sa maladie, elle n'était plus qu'un spectre.

spectre

(spɛktʀ)
nom masculin
1. apparition d'un mort Il a cru voir un spectre blanc.
2. figuré image effrayante, peur le spectre de la mortde la guerre

SPECTRE

(spè-ktr') s. m.
Figure fantastique d'un mort, d'un esprit que l'on croit voir.
Ah ! monsieur, c'est un spectre, je le reconnais au marcher [MOL., Festin, v, 5]
La croyance que les spectres s'enfuient au point du jour est immémoriale ; l'origine de cette idée vient uniquement des rêves qu'on fait pendant la nuit, et qui cessent quand on s'éveille le matin [VOLT., Phil. Bible, Genèse.]
ôtez la crainte des spectres, et vous bannirez de la société la superstition [DIDER, Opin. des anc. philos. (Hobbisme).]
Un spectre, dit l'un d'eux, paraît vers le grand bois [ST-LAMB., Sais. IV]
Fig.
Elle avait pris une sorte d'horreur pour tous les objets qu'elle voyait en allant et en revenant ; ils étaient tous comme les spectres de ses pensées [STAËL, Corinne, XVII, 1]
Vous n'avez jamais vu le spectre de la faim Soulever en chantant les draps de votre couche, Et, de sa lèvre blême effleurant votre bouche, Demander un baiser pour un morceau de pain [A. DE MUSS., Rolla.]
Près du ruisseau quand nous marchions ensemble, Le soir, sur le sable argentin, Quand devant nous le blanc spectre du tremble De loin nous montrait le chemin [ID., la Nuit d'octobre.]
Fig. et par exagération. C'est un spectre, se dit d'une personne maigre, pâle.
Il avait depuis longtemps l'air d'un spectre [GRIMM, Corresp. t. I, p. 184]
Terme de physique. Spectre solaire, ou, simplement, spectre, image oblongue, teinte des plus vives couleurs de l'arc-en-ciel, et résultant de la décomposition de la lumière blanche qui traverse un prisme de verre ; cette image est formée de bandes parallèles diversement colorées et disposées dans l'ordre suivant, en allant de haut en bas : rouge, orangé, jaune, vert, bleu, indigo, violet.
Ces sept rayons de lumière, échappés du corps de ce rayon qui s'est anatomisé au sortir du prisme, viennent se placer chacun dans leur ordre sur ce papier blanc, chaque rayon occupant une portion du spectre [VOLT., Phil. Newt. II, 8]
On conçoit que les diverses couleurs, qui chacune occupent une certaine étendue dans le spectre, doivent se mêler de plus en plus dans leurs limites aux deux extrémités de l'oscillation [lumineuse] [BIOT, Instit. Mém. scienc. 1812, 1er sem. p. 81]
Herschell a trouvé qu'au delà du rayon rouge, hors du spectre, jusqu'à une certaine distance, il existait des rayons plus chauds que le rayon rouge ; que ces rayons étaient obscurs.... [THENARD, Traité de chim. t. I, p. 94, dans POUGENS]
Spectre continu, spectre qui émane d'un corps ou solide ou liquide incandescent, et où la lumière règne d'un bout à l'autre ; spectre discontinu, spectre qui émane d'un gaz incandescent, et où la lumière, transformée par le prisme en un certain nombre de plans lumineux, offre des lignes séparées par des intervalles obscurs. Spectres stellaires, spectres fournis par la lumière des étoiles.
Terme de pathologie. Spectres, affection de la vision dite plus souvent mouches volantes.
Genre de papillons. Genre d'insectes orthoptères

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Cettui-là remonstra avec plusieurs exemples tous frais, combien d'affaires on leur faisait moins serrer et puis après demordre entierement sur un spectre de paix [D'AUB., Hist. I, 209]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, sper ; du lat. spectrum, de specio, voir, regarder (voy. SPECTACLE).

spectre

SPECTRE. n. m. Fantôme, apparition d'un mort. Spectre hideux, effroyable. Il lui est apparu un spectre. Il dit avoir vu un spectre épouvantable.

Fam. et par exagération, C'est un spectre se dit d'une Personne hâve et maigre à faire peur.

SPECTRE signifie figurément Évocation, apparition effrayante. Le spectre de la famine, de la guerre civile.

En termes de Physique, il se dit de l'Ensemble des rayons colorés qui résulte de la décomposition de la lumière par un prisme. Spectre solaire. Les couleurs du spectre se succèdent dans l'ordre suivant : rouge, orangé, jaune, vert, bleu, indigo, violet.

spèctre


SPèCTRE, s. m. [Spèk-tre: 1re è moy. 2e e muet.] Fantôme, figure surprenante, que l'on voit, ou qu'on croit voir. "Spèctre hideux, épouvantable. = Fig. St. prov. Persone extrêmement hâve et maigre: 'Cette femme est devenûe un spèctre.
   Mais pourquoi donc ce spectre féminin
   Nous poursuit-il de son regard malin?
       Volt.

Synonymes et Contraires

spectre

nom masculin spectre
Apparition d'un mort.
Traductions

spectre

מגוון רחב (ז), רפאים (ז״ר), תחזית (נ)

spectre

φάσμα

spectre

спектър

spectre

spectre

spektrum

spectre

스펙트럼

spectre

spektrum

spectre

สเปกตรัม

spectre

[spɛktʀ] nm
(= fantôme) → spectre (Grande-Bretagne), specter (USA)
(fig) (= souvenir, réminiscence) → spectre (Grande-Bretagne), specter (USA)
(PHYSIQUE)spectrum
spectre solaire → solar spectrum