sportule

(Mot repris de sportules)

SPORTULE

(spor-tu-l') s. f.
Terme d'antiquité romaine. Dons en comestibles que les grands de Rome faisaient distribuer à leurs clients.
Savez-vous de meilleurs moyens [pour gouverner la république] que de tenir le peuple par des gladiateurs, par des mesures de blé et de vin, enfin d'avoir beaucoup de clients zélés pour les sportules que je donne ? [FÉN., t. XIX, p. 311]
Par extension.
Chaque artiste résigné à la maigre sportule du siége [TH. GAUTIER, Journ. offic. 30 août 1871, p. 3082]
Anciennement, présents qu'on faisait aux juges, épices.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Au rapporteur ne sera taxé aucun salaire, ains se debvra contenter de sa part et portion concurrentes es sportules ordinaires du siege [, Coust. génér. t. II, p. 979]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. sportula, largesse, proprement petit panier dans lequel les clients emportaient les secours donnés par les patrons, de sporta, panier.

sportule

SPORTULE. n. f. T. d'Antiquité romaine. Sorte de dons en nature que les grands de Rome faisaient distribuer à leurs clients.

sportule

Sportule, f. penac. N'est pas originaire François, ains imité du Latin Sportula, Qui anciennement consistoit en la somme de cent quadrins que ceux de grand estat de la ville de Rome donnoyent par jour à ceux qui les accompagnoyent par honneur, et qui au matin se trouvoyent à leur lever, pour leur dire le bon jour, Et fut ceste façon inventée au lieu de donner la repeuë franche pour ceux ausquels il grevoit de tenir maison ouverte: car les sportules estoyent de moindre coust. Toutesfois Auguste ordonna qu'au lieu des sportules, c'est à dire, des livrées, on donneroit le souper entier, comme estant plus honorable et de plus grande liberalité. Au contraire Neron, au lieu de souper ou Cene droite (car la table que tenoyent les Senateurs et autres grands seigneurs a telle maniere de gens est appelée en Latin Coena recta) ordonna qu'on donneroit les sportules, qui estoyent comme les livrées, Ceste somme valoit dix carolus et demi. Et pour ceste cause Martial blasmant ceux qui estoyent si miserables que d'aller dés le grand matin courir la ville de Rome, et attendre à la porte en tout temps, pour si peu de guerdon, appelle ceste somme les cent miserables quadrins. A. Gell. lib. 4. c. 1. Parle de ceste façon de Corvée que les Romains faisoyent à l'Empereur en ces mots, In vestibuli aedium Palatinarum omnium fere ordinum multitudo operientes salutationem Caesaris, constiterant.