strangurie

STRANGURIE

(stran-gu-rie) s. f.
Terme de médecine. Gêne à rendre l'urine, qui n'est émise que goutte à goutte, avec douleur et ténesme vésical.
Je suis attaqué actuellement d'une strangurie violente qui pourrait bien mettre fin à tous mes tours de chat, tandis que vous ferez encore longtemps vos très beaux tours de singe [Bertrand et Raton ] [VOLT., Lett. d'Alembert, 12 fév. 1773]
M. de Voltaire, qui continuait [à Paris] à jouir tous les jours, et au spectacle et à l'Académie et dans les rues même, de l'hommage de ses concitoyens, tomba enfin très sérieusement malade à la fin d'avril pour avoir pris dans un moment de travail plusieurs tasses de café qui augmentèrent la strangurie ou la difficulté d'uriner à laquelle il était sujet [D'ALEMB., Lett. au roi de Prusse, 1er juil. 1778]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Si l'urine est jettée seulement goutte à goutte, telle disposition est nommée strangurie, qui est une involontaire emission d'urine, frequente et en petite quantité [PARÉ, XV, 68]

ÉTYMOLOGIE

  • Du grec, goutte, et, urine.

strangurie

STRANGURIE. n. f. T. de Médecine. Difficulté extrême d'uriner, dans laquelle on ne peut rendre l'urine qu'en petite quantité, goutte à goutte, et avec douleur.

strangurie


STRANGURIE, s. f. Dificulté d'uriner. "Quoique lui-même (Épicure) tourmenté de la colique et de la strangurie tout à la fois, il ait doné quelques signes de courage; avouons qu'un homme persuadé que la douleur est de tous les maux le plus grand, n'est pas propre à nous enseigner l'art de la suporter. D'OLIV. IIe Tuscul.