superfétation

(Mot repris de superfétations)

SUPERFÉTATION

(su-pèr-fé-ta-sion) s. f.
Terme de physiologie. Conception d'un fœtus lorsqu'il y en a déjà un dans la matrice. La possibilité de la superfétation chez l'homme est très contestée.
Les juments, quoique pleines, peuvent souffrir l'accouplement, et cependant il n'y a jamais de superfétation [BUFF., Quadrup. t. I, p. 85]
Fig. Ce qui est en trop. Ce chapitre est entièrement inutile, c'est une superfétation.
Pour soutenir ces superfétations lyriques, on ne manque pas de soutenir le spectacle par des ballets pantomimes [LA HARPE, Corresp. t. v, p. 98]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    La superfetation, à sçavoir engendrer de rechef sur un engendrement [PARÉ, XVIII, 6]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. superfoetare, de super, sur, et fœtus, fœtus.

superfétation

SUPERFÉTATION. n. f. Chose qui s'ajoute inutilement à une autre. Ce chapitre est entièrement inutile, c'est une superfétation, une véritable superfétation.

superfétation


SUPERFÉTATION, s. f. [Supêrféta-cion: 2e ê ouv. 3e é fer.] Au propre, conception d'un fétus, lorsqu'il y en a déjà un dans le sein de la mère. = Fig. On le dit des ouvrages d' esprit, informes et mal conçus. "Des pièces estimables sont reçues avec un froid dédain, tandis que des superfétations dramatiques, pour me servir de l'expression du grand Rousseau, excitent une frénésie d'aplaudissemens. Ann. Litt. "Ces petites superfétations, dont notre Litérature n'abonde que trop, etc. Linguet. "Ces superfétations académiques, ces déclamations froides ou boursouflées, etc. L'Ab. De Fontenai.

Synonymes et Contraires

superfétation

nom féminin superfétation
Littéraire. Répétition inutile.