surannation

SURANNATION

(su-ra-nna-sion) s. f.
Cessation de l'effet d'un acte valable seulement pour un temps déterminé. Fig.
Cette surannation, si on peut s'exprimer ainsi, qui accompagne les anciens usages, et qui les altère, comme la rouille les plus riches métaux [GAUDIN, Instit. Mém. sc. mor. et pol. t. v, p. 48]
Lettres de surannation, celles qu'on obtenait pour rendre la valeur à d'autres lettres qu'on avait laissées trop vieillir sans exécution ; le sceau perdait sa force au bout d'un an pour ce qui n'avait pas été exécuté dans cet espace.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Nonobstant la surannation de six mois ou environ [, Coust. gén. t. II, p. 486]

ÉTYMOLOGIE

  • Suranner ; ital. superannazione.

surannation

SURANNATION. s. f. La cessation de l'effet d'un acte qui n'est valable que pour un temps déterminé, et qu'on n'a pas renouvelé quand il le fallait. On a stipulé que cette procuration serait valable, nonobstant surannation.

Lettres de surannation, Lettres qu'on obtenait du prince, pour rendre la force et la validité à celles qui étaient surannées.

surannation

Surannation, f. acut. voyez Suranné.

surannation


SURANNATION, s. f. SURANNER, v. n. [Suran-na-cion, su-rané: les deux n se prononcent dans le premier: on n'en prononce qu'une dans le 2d: c'est que le 1er n'est que dans la bouche des Praticiens, qui ont conservé l'anciène prononciation; et que le sécond, du moins au participe, est du discours ordinaire.] Suranner, avoir plus d'un an. "Laisser suranner des Lettres obtenues en Chancellerie. = Suranné: brevet suranné; procuration surannée. = Vieux, qui n'est plus d'usage: habit suranné, mode surannée. Façon de parler surannée. = On le dit aussi des persones, dans le style critique et moqueur: galant suranné, beauté surannée.
   SURANNATION ne se dit qu'avec Lettres qu'on obtient du Prince, pour rendre la validité à celles qui sont surannées.