surchargé, ée

SURCHARGÉ, ÉE

(sur-char-jé, jée) part. passé de surcharger
Qui a reçu une surcharge. Un cheval surchargé. Par extension. Une famille surchargée d'enfants. Fig.
Onze lustres complets surchargés de trois ans [BOILEAU, Épît. X]
Qui est sous le poids d'impôts. Un peuple surchargé de taxes.
Qui a plus de travail qu'il ne peut faire.
Nous n'avons pas le loisir de nous arrêter si longtemps sur une même chose, nous sommes surchargés d'affaires [SÉV., 408]
Il est fort doux d'être occupé, mais il est dur d'être surchargé [VOLT., Lett. d'Argental, 1er sept. 1760]
Fig. Qui est encombré de choses inutiles.
Si la mémoire, nourrie et exercée, est la source de toute imagination, cette même mémoire surchargée la fait périr [VOLT., Dict. phil. Imagination.]
Sur quoi une surcharge d'écriture a été faite. Un mot surchargé.
Qui porte une nouvelle teinte sur une première teinte.
Le dos est d'un roux surchargé de la même teinte de vert [BUFF., Ois. t. VIII, p. 335]
Dans l'art des mines, on appelle fourneau surchargé, celui dans lequel le rayon de l'entonnoir est plus grand que la ligne de moindre résistance (plus courte distance du centre des poudres à la surface du sol).