suscitation

(Mot repris de suscitations)

SUSCITATION

(su-ssi-ta-sion ; en vers, de cinq syllabes) s. f.
Suggestion, instigation.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Le peuple, à la suscitation de ses malveillans [des malveillants qui en voulaient à Thémistocle], envoya gens pour le saisir au corps [AMYOT, Thém. 45]
    Lorsque le roy, à la suscitation de vostre oncle qui lui en avoit faict escrire par le pape, prit lui-mesme monsieur d'Andelot [, Sat. Mén. Disc. de d'Aubray]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. suscitationem, de suscitare, susciter.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • SUSCITATION. Ajoutez :
    Bien que Sa Majesté ait été souvent fidèlement servie par cette voie, elle a toutefois soupçon que ce dernier avis soit parvenu à elle à la suscitation des Espagnols, qui n'ont point de plus grand dessein que de mettre les Hollandais en soupçon de la France, et la France en soupçon des Hollandais [RICHELIEU, Lettres, etc. t. VI, p. 310 (1639)]

suscitation

SUSCITATION. s. f. Suggestion, instigation. Il a fait cela à la suscitation d'un tel. Il est vieux.

suscitation


SUSCITATION, s. f. SUSCITER, v. a. [Suscita-cion, , 3e é fer.] Susciter, faire paraitre dans un certain tems. "Dieu a suscité des Prophètes; il suscita des libérateurs à son Peuple. = Faire naitre. "Il lui a suscité des énemis; il les a suscités contre lui. Susciter des obstacles, des procês, une querelle, etc. "Je susciterai tant d'afaires au bon homme, que je lui ferai lâcher prise. Dest. En ce sens, il se prend toujours en mauvaise part. = Suscitation, suggestion instigation. Ceux-ci sont plus usités. "Il a fait cela à la suscitation d'un tel. "Le Tribun Marcellin fut envelopé dans ce malheur, à la suscitation des Donatistes. Fleury.