syndérèse

SYNDÉRÈSE

(sin-dé-rè-z') s. f.
Terme de dévotion. Remords de conscience.
Sait que c'est qu'hypostase avecque syndérèse [RÉGNIER, Sat. XII]
D'où vient que la conscience aveugle et corrompue ne l'emporte jamais tellement sur la saine conscience, que celle-ci, quoique d'une voix faible, ne réclame encore contre le mal que nous faisons, et qu'au moins par des doutes affligeants et par des syndérèses importunes elle n'empêche la prescription de l'erreur qui nous fait agir ? [BOURDAL., Carême, t. I, p. 281]
Il s'élève aussi bien dans le fond de mon cœur Certain remords cuisant, certaine syndérèse, Qui furieusement sur l'estomac me pèse [REGNARD, le Légataire, IV, 7]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Meu d'une synderese de sa conscience [PASQUIER, Rech. VI, p. 544, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Du grec, surveillance, examen, du grec, avec, et, observer. Syndérèse, fait probablement au XVIe siècle, porte la marque de la prononciation des Grecs modernes, qui prononcent le tau comme un delta après le nu.

syndérèse

SYNDÉRÈSE. s. f. T. de Dévotion. Remords de conscience. Les mouvements de la syndérèse. La syndérèse le tourmente continuellement. Avoir une perpétuelle syndérèse. Il est vieux.

synderese

Synderese, ou Remors de conscience, Pars animae quae semper aduersatur vitiis suntêrêsis, Synteresis.

syndérese


SYNDÉRESE, s. f. [Sein-dérèze: 2e é fer. 3e è moy. et long, 4e e muet.] Terme de Dévotion, Remords de conscience. — Il vieillit.