tènement

TÈNEMENT

(tè-ne-man) s. m.
Terme de féodalité. Métairie dépendante d'une seigneurie.
Aujourd'hui, un tènement de maisons, maisons qui se tiennent. Vendre un tènement de maisons.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    E que li arcevesques e li suen ensement Tiengent bien e en pais e honurablement E terres e iglises e altre tenement [, Th. le mart. 119]
  • XIIIe s.
    Oil, ce respondi Raison ; Mès n'entens pas champ ne maison, Ne robe, ne tex garnemens, Ne nus terriens tennemens [, la Rose, 5344]

ÉTYMOLOGIE

  • Tenir ; provenç. tenement.

ténement

TÉNEMENT. s. m. T. de Jurispr. féodale. Métairie dépendante d'une seigneurie. Ténement roturier. Ténement considérable.

tenement

Tenement, m. acut. Proprement prins est le païs, contrée, et terres que quelqu'un tien et possede. Jean le Maire, Noe ordonna Sabbatius Roy sur une bande de gens qu'il envoya habiter en Armenie, et confina leur tenement depuis Armenie jusques à la terre des Bactriens. Et au mesme livre Priam prospera en si merveilleuse affluence de richesses, qu'il aggrandit son tenement de neuf provinces. Mais il se prend aussi pour ce qu'un vassal ou roturier tient en fief, ou en censive, et rente fonciere d'un seigneur qui luy en a fait octroy. L'auteur du traicté des Admortissemens, francs fiefs et nouveaux acquests: Car si simplement un prelat ou vassal du Roy pouvoient admortir au prejudice et sans le consentement du Roy, ils pourroient finalement admortir la totalité de leurs Tenemens par parties, c'est à dire ce qu'ils tiennent du Roy en fief ou en censive.

tènement


TèNEMENT, s. m. [Tèneman; 1re è moy. 2e e muet.] Terme de Pratique. "Métairie dépendante d'une Seigneurie. "Tènement roturier.