taie

taie

n.f. [ lat. theca, du gr. thêkê, boîte ]
1. Enveloppe de tissu dans laquelle on glisse un oreiller ou un traversin.
2. Tache permanente de la cornée.
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

taie

()
nom féminin
enveloppe de tissu qui recouvre changer la taie d'oreiller
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TAIE

(tê ; plusieurs disent une tête d'oreiller, c'est une grosse faute, née de cette nuisible tendance qui porte à confondre un mot moins connu avec un mot plus connu) s. f.
Linge en forme de sac qui sert d'enveloppe à un oreiller. Une taie d'oreiller.
Il s'est dit d'enveloppes en forme de taie d'oreiller.
Il mit à part la graisse, la queue, et toutes les graisses qui couvrent les intestins, la taie du foie, et les deux reins avec la graisse qui y est attachée [SACI, Bible, Lévit. VIII, 25]
Nom qu'on donne vulgairement aux diverses taches blanches et opaques qui se forment quelquefois sur la cornée.
Votre médecin ne vous donnera jamais la vue du lynx ; mais souffrez qu'il vous ôte une taie de vos yeux [VOLT., Dial. 26]
Fig.
Laisser tomber les grosses taies que l'enthousiasme étend sur les prunelles d'un auteur, dans la première ivresse d'une composition rapide [VOLT., Lett. d'Argental, 21 nov. 1762]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Là sist li empereres sur un cuisin [coussin] vaillant ; La plume est d'oriol, la teie escarimant [, Voy. de Charlemagne à Jérusal. p. 12]
  • XIIIe s.
    Trois coussins à deux toies ouvrées [TAILLIAR, Recueil, p. 281]
  • XIVe s.
    Ce sont grosses toyes rouges qui leur queuvrent les yeux [, Modus, f° XLIV]
    Boulir l'escorce de houx en eaue, tant que la taie de dessus se separe [, Ménagier, II, 5]
  • XVe s.
    J'y voy trouble ; car es yeulx ay la taye, Et n'y congnois le blanc d'avec le bis [CH. D'ORL., Rondel de Jehan Caillau.]
  • XVIe s.
    En une hostie qui fut immolée, il se trouva deux bourses du fiel enveloppées d'une seule taye [AMYOT, Arat. 53]
    L'operation qui se fait lorsqu'on abbat la taye ou cataracte [PARÉ, IV, 6]
    Les tayes [membranes du fœtus] [ID., XVIII, 12]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, tîk, taie d'oreiller ; bas-lat. teca, pour theca, caisse, enveloppe, du grec.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

taie

TAIE. n. f. Linge en forme de sac, qui sert d'enveloppe à un oreiller. Une taie d'oreiller.

Il désigne aussi une Tache blanche et opaque qui se forme quelquefois sur l'oeil. Il lui est venu une taie à l'oeil. Il a une taie sur l'oeil, sur la cornée.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

taie

Taie, Pic. Auia.

¶ Taie en l'oeil, Taie d'oreiller, voyez Taye.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606

taie


TAIE, s. f. [, ê ouv. et long.] 1°. Linge, qui sert d'envelope à un oreiller. = 2°. Pellicule blanche, qui se forme quelquefois sur l'oeuil.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Traductions

taie

pillow cover, pillowcase, pillowslip

taie

funda

taie

枕套

taie

povlak na polštář

taie

[tɛ] nf
taie d'oreiller → pillowcase
Collins English/French Electronic Resource. © HarperCollins Publishers 2005