tavernier, ière

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TAVERNIER, IÈRE

(ta-vèr-nié, niè-r') s. m. et f.
Terme vieilli. Celui, celle qui tient taverne. Tavernier vendant à pot, c'est-à-dire donnant à boire seulement, par opposition aux cabaretiers vendant à assiette.
Nous avons fixé notre droit de huitième pour chacun muid jauge de Paris, vendu en détail dans notre bonne ville et faubourgs de Paris, par les taverniers vendant à pot, à 5 livres 8 sols ; et par les cabaretiers vendant à assiette, à 6 livres 15 sols ; ce qui a donné lieu aux adjudicataires de notre ferme des aides, d'empêcher les taverniers vendant à pot d'avoir en leurs maisons des siéges, nappes et serviettes... [, Déclar. du roi, 29 nov. 1680]
Adj.
Le visage de cette nymphe tavernière était le plus petit et son ventre était le plus grand du Maine [SCARR., Rom com. II, 6]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Tout cil pueent estre tavernier à Paris qui veulent, se il ont de quoi, par paiant le chantelage au roy, les mesures aus bourgeois et les crieurs [, Liv. des mét. 28]
    On fist entendant à Pierres qui sires estoit d'une vile, qu'il y avoit aucuns tavreniers qui mesuroient à trop petite mesure [BEAUMANOIR, XXVI, 15]
  • XIVe s.
    Mais aucunes gens sont, bien le puis tesmoignier, Qui n'aiment pas tant Dieu qu'il font le tavrenier [, Baud. de Seb. v, 6]
  • XVIe s.
    Le tavernier s'enyvre de sa taverne [COTGRAVE, ]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. tavernier ; espagn. tabernero ; portug. taverneiro ; du lat. tabernarius, de taberna, taverne.