templier

templier

n.m.
Chevalier de l'ordre du Temple, ancien ordre militaire et religieux.

TEMPLIER

(tan-pli-é ; l'r ne se lie pas ; au pluriel, l's se lie : les tan-pli-é-z accusés) s. m.
Chevalier d'un ordre militaire qui fut institué à Jérusalem en 1118, sous Baudoin II, dans une maison voisine du lieu où avait existé le temple de Salomon, d'où l'ordre tira son nom de chevaliers du Temple.
Sur les lettres et les instances du pape on avait arrêté les templiers dans tous les États de la chrétienté ; il n'y en eut de condamnés à mort qu'en France et dans le comté de Provence, qui appartenait alors au roi de Naples et de Sicile [SAINT-FOIX, Ess. Paris, Œuv. t. III, p. 282, dans POUGENS]
On accusait les templiers de réunir tout ce qu'on reprochait à ces deux professions [le soldat et le prêtre] : les débauches et la cruauté du guerrier, et l'insatiable passion d'acquérir qu'on impute à ces grands ordres qui ont fait vœu de pauvreté [VOLT., Mœurs, 66]
L'accusation et l'emprisonnement sont de 1309, mais on a retrouvé des lettres de Philippe le Bel au comte de Flandre, datées de Melun 1306, par lesquelles il le priait de se joindre à lui pour extirper les templiers [ID., ib.]
Boire comme un templier, boire avec excès.
Membre d'une secte mystique qui prétend tirer son origine de l'ancien ordre des templiers, et à laquelle se rattachent les francs-maçons.

REMARQUE

  • " Dès 1807 on a fait savoir à l'Académie française que la phrase boire comme un templier, insérée dans ses précédentes éditions, est une corruption de celle : Boire comme un temprier (ancien synonyme de verrier), laquelle vient de ce que les ouvriers employés à la fonte du verre, étant exposés à une forte chaleur, boivent de temps à autre par suite de leur transpiration continuelle ", LEGOARANT. Pour justifier cela, il faudrait des textes. Le fait est que boire comme un templier, se trouve déjà dans Rabelais.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    ... Se ce ne sont seles vernisiées, fetes pour templiers ou pour gens de religion [, Liv. des mét. p. 208]
    Je descendi et envoiai mon cheval avec les templiers, qui estoient bien une arbalestrée darieres [JOINV., 277]
    Servir volez com templiers por noient [MÄTZNER, p. 82]
  • XIVe s.
    Si fist crestienté telement essilier, Que par lui furent mort et peri li templier [, Baud. de Seb. XIII, 936]
  • XVIe s.
    Je ne boy en plus qu'une esponge, je boy comme ung templier [RAB., Garg. I, 5]

ÉTYMOLOGIE

  • Temple 1 : provenç. templier ; espagn templario ; ital. tempiere.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • TEMPLIER. - REM. Ajoutez : Boire comme un templier, se trouve aussi dans Paradin : Et estoient ceux qui mieux remplissoient la pance, en plus grande reputation entre eux [templiers], dont l'on dit encores jusques aujourd'hui boire comme un templier, qui est adage de taverne, Chron. de Savoye, p. 250 (XVIe s.).

templier

TEMPLIER. n. m. Chevalier d'un ordre religieux militaire, institué au commencement du XIIe siècle, pour défendre contre les infidèles le royaume de Jérusalem. Le siège originaire des templiers était près du temple de Jérusalem, dont ils avaient la garde. L'ordre des templiers fut aboli par Clément V, pendant le règne de Philippe le Bel.

Boire comme un templier, Boire beaucoup, boire avec excès.

Traductions

templier

templar