temporisement

TEMPORISEMENT

(tan-po-ri-ze-man) s. m.
Retardement, dans l'attente d'une occasion plus propice.
Ce temporisement ralentit le courage de leurs soldats [D'ABLANC., dans BOUHOURS, Nouv. rem.]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Par un tel temporisement et sejour, ils ne faisoient que refroidir l'ardeur de leurs soldats [BEAUGUÉ, Guerre d'Escosse, I, 20]
    La riviere empescha le combat le dimanche, comme aussi le temporisement perpetuel d'Abdelmelech [D'AUB., Hist. II, 391]

ÉTYMOLOGIE

  • Temporiser.

temporisement

TEMPORISEMENT. s. m. Retardement, dans l'attente d'un moment plus favorable. Ce temporisement pensa tout perdre. Il est peu usité.

temporisement

Temporisement, m. acut. Dilatio, Mora, tardatio.

temporisement


TEMPORISEMENT, s. m. TEMPORISER, v. n. TEMPORISEUR, s. m. [Tanpo-rizeman, , zeur: 4e e muet au 1er, é fer. au 2d.] Temporiser, c'est retarder, diférer, gâgner du tems, dans l'atente d'une ocasion plus favorable. Temporisement, action de temporiser. Temporiseur, qui temporise. "Il y a un an qu'il temporise. "Il était persuadé qu'avec les Français il n'y a qu'à temporiser, et que tout s' oublie. Volt. "Ce temporisement a pensé tout perdre. "C'est un grand temporiseur.
   Rem. On a dit aûtrefois temporisation et Temporisement. BOUHOURS dit du 2d, qu'il est fort bon et fort usité. L'Acad. ne met point le 1er. M. Linguet et un Anonyme l'ont employé. "La temporisation aparente des Ministres. "Il se refusoit aux instances qu'on lui faisoit pour vaincre sa vertueuse temporisation. LING. "À~ l'ocasion de cette sage et adroite temporisation de leurs Hautes Puissances. Anon. = L'Auteur du Test. Polit. de l'Angl. dit temporisateur. pour Temporiseur. Celui-ci est le seul admis par l'Usage.