tenon

tenon

n.m. [ de tenir ]
Partie saillante d'une pièce destinée à entrer dans la partie creuse d'une autre (la mortaise) pour assembler les deux pièces.

TENON

(te-non) s. m.
Terme d'arts. Extrémité d'une pièce de bois ou de métal taillée de manière à s'ajuster dans une entaille ou mortaise pratiquée dans une autre pièce. Tenon passant, tenon qui traverse de part en part la pièce mortaisée. Tenon en queue d'aronde, celui qui, resserré à sa naissance, s'élargit jusqu'à son extrémité en affectant la forme d'une queue d'hirondelle. Tenons croisés, se dit quand chacune des pièces assemblées présente jointivement un tenon et une mortaise. Terme de charpentier. Tenon à renfort, celui auquel on a conservé un épaulement à son collet.
Terme de maçonnerie. Saillie ronde ou carrée pratiquée dans le bout d'une dalle, pour entrer en encastrement dans une entaille faite dans le joint de la suivante. Terme de marbrier. Partie dégagée par chaque bout d'une colonne, pour entrer dans les socles et chapiteaux. Terme de sculpture. Se dit des morceaux de marbre qu'on laisse derrière des parties qui paraissent détachées, afin de soutenir celles-ci et d'empêcher qu'elles ne se cassent pendant le transport. Quand les statues sont en place, on scie les tenons.
Terme d'arquebuserie. Dans les fusils dont le canon n'est pas réuni au bois par des boucles, les tenons sont de petits mentonnets en fer soudés au-dessous du canon, et qui servent à le fixer au bois. La partie postérieure de la grande capucine d'un fusil de munition, qui est percée pour laisser passer la baguette (vieilli dans ce sens).
Terme d'artillerie. Tenon de manœuvre, pièce cylindrique en fer fixée aux affûts, sous laquelle on engage la pince d'un levier pour la manœuvre.
Terme de marine. Tenons de l'ancre, espèce d'oreilles placées à la verge de l'ancre près de l'organeau ; elles entrent dans le jas, qu'elles retiennent à sa place.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Se mettront yceux couplez en tenon sur les corbeaux [, Mém. de la soc. des antiq. de Norm. t. XXIV, p. 635]
  • XVIe s.
    Puis le chirurgien joindra les levres de l'ulcere, lesquelles seront pincées et serrées avec cest instrument nommé tenon, auquel sont trois trous, par lesquels on mettra des aiguilles au travers [PARÉ, XV, 49]
    Si comme la nef est gouvernée par les tenons, ainsi est la cité menée par le sens et sçavoir du juge [, Rozier historial, I, 7]

ÉTYMOLOGIE

  • Tenir.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    2. TENON (te-non), s. m. Synonyme, au Japon, de micado.
    Le tenon, ou mikado, parcourut son pays en personne [, Journ. offic. 10 juill. 1873, p. 157, 1re col.]

tenon

TENON. n. m. T. d'Arts. Extrémité d'une pièce de bois ou de métal diminuée d'une partie de son épaisseur, qu'on fait entrer dans une mortaise, c'est-à-dire dans un trou de même forme et de même grandeur fait à une autre pièce. Assemblage à tenons et à mortaises. Tenon à queue d'aronde.

En termes d'Armurerie, Il désigne la Petite cheville de fer qui sert à assujettir le canon d'une arme sur son bois.

tenon

Le Tenon qui se met en une mortaise, Cardo.

Un petit tenon, Lingula edolata.

tenon


TENON, s. m. [1re e muet.] Bout d'une pièce de bois, qui entre dans une mortaise.

Traductions