terminé, ée

TERMINÉ, ÉE

(tèr-mi-né, née) part. passé de terminer
Borné, limité.
Par ce bruit je vous ai donné Un renom, qui n'est terminé Ni de fleuve, ni de montagne [MALH., VI, 4]
Terminé de, se dit d'une couleur qui est terminée par une autre.
Les pennes de la queue noirâtres, terminées de jaune [BUFF., Ois. t. VI, p. 109]
Traits, contours terminés, traits bien arrêtés, qui n'ont rien de vague, d'indécis.
Des images faibles et mal terminées [BUFF., Hist. nat. hom. Œuv. t. IV, p. 518]
Une de ces peaux [des léopards] coûte huit ou dix louis, lorsque le fauve en est vif et brillant, et que les taches en sont bien noires et bien terminées [BUFF., Quadrup. t. III, p. 288]
Achevé, fini.
Dès lors on admira ce règne fortuné, Et commencé trop tard et trop tôt terminé [VOLT., Henr. X]

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    TERMINÉ. Ajoutez :
    Qui a reçu les dernières retouches, en parlant d'une œuvre d'art.
    Ses dessins, qui sont autant de petits tableaux très terminés [P. MARIETTE, dans J. DUMESNIL, Hist. des amat. franç. t. I, p. 272]
  • S. m.
    L'orfévrerie, dont les détails et l'exécution exigent d'ailleurs un grand terminé et une grande propreté [DE CAYLUS, dans Mém. inéd. sur l'Acad. de peint. publiés par P. Dussieux, t. II, p. 74]