tinel

TINEL

(ti-nèl) s. m.
Terme hors d'usage. Mot tiré de l'italien, qui signifie une salle basse où les domestiques mangent dans une grande maison.
Le sommelier en hâte est sorti de la cave ; Déjà monsieur le maître et son monde se lave ; Trêve avecque l'honneur, je m'en vais tout courant Décider au tinel un autre différend [RÉGNIER, Sat. VI]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Bien sai qu'il est entrez dedens à son commant, Avec lui quatre cent de son tinel plus grant [DU CANGE, tinnulus.]
  • XVe s.
    Et fut delivrée à monseigneur Jean de Hainaut une abaye de blancs moines pour son corps et son tinel tenir [FROISS., I, I, 30]
  • XVIe s.
    Tenir cour pleniere et tinel ouvert, c'est-à-dire table ouverte à tous venans [LA COLOMBIÈRE, Théâtre d'honneur, t. I, p. 32, dans LACURNE]
    De telles figures à memoire perpetuelle fit Frapin peindre son tinel et salle basse [RAB., IV, Anc. prol.]

ÉTYMOLOGIE

  • Catal. tinell ; ital. tinello ; bas-lat. tinnulus, tinellus ; du lat. tina, vase, cuve, suivant l'Académie de la Crusca.
Traductions

tinel

tinell

tinel

tinello