tirade


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tirade

n.f. [ de tirer ]
1. Suite continue, ininterrompue de paroles, de phrases plus ou moins emphatiques : Elle m'a fait toute une tirade sur l'honnêteté discours
2. Ce qu'un personnage dit d'un trait sans être interrompu, au théâtre : La tirade des nez dans « Cyrano de Bergerac ».

tirade

(tiʀad)
nom féminin
1. longue suite de phrases ininterrompues faire une longue tirade sur la bonté
2. théâtre longue suite de phrases récitées d'un traite par un personnage apprendre sa tirade par cœur

TIRADE

(ti-ra-d') s. f.
Action de tirer.
S'il [Ravaillac] avoua des choses étranges, ce ne fut que lorsqu'il eut demandé, à la première tirade des chevaux, qu'on le relâchât [SAINT-FOIX, Ess. Paris, Œuv. t. III, p. 121]
Les tirades et les secousses durèrent une heure [dans l'écartèlement de Damiens] ; les membres s'allongèrent et ne se séparèrent pas [VOLT., Hist. parl. XXX]
Fig. Morceau d'un ouvrage en prose ou en vers, et qui est le développement d'une même idée.
Voilà une tirade où ma plume m'a conduite, sans y penser [SÉV., 27 janv. 1687]
Vous avez des pensées et des tirades incomparables ; il ne manque rien à votre style [ID., 22 janv. 1672]
Une tirade de, beaucoup de pensées, de phrases qui se suivent sur le même sujet.
Je vous conjure de pardonner ces tirades de réflexions à l'extrême tendresse que j'ai pour vous [SÉV., à Mme de Grignan, 6 avril 1672]
Familièrement. Une tirade d'injures, beaucoup d'injures débitées de suite.
Terme de théâtre. Ce qu'un personnage débite sans être interrompu.
Rien de parfaitement beau, rien qui enlève ; point de ces tirades de Corneille qui font frissonner [SÉV., 126]
Villars ne parlait que par tirades de théâtre [SAINT-SIMON, 259, 219]
Il ne faut pas aller à bride abattue ; mais toute tirade demande à être un peu pressée ; c'est un point essentiel [VOLT., Lett. Mlle Clairon, janv. 1750]
On trouve dans ses pièces [de Boissy] plus de détails que de grands effets, plus de tirades que de scènes, et plus de portraits que de caractères [D'ALEMB., Élog. Boissy.]
La facilité du public à applaudir les tirades et les portraits, a fait de nos scènes de comédie des galeries d'enluminures [MARMONTEL, Œuv. t. VI, p. 491]
Quant au reste de la tirade [dernière scène d'Alzire], c'est la substance de la morale évangélique [CHATEAUBR., Génie, II, II, 7]
La tirade, ou, en termes de coulisses, la tartine, voilà ce que l'on va chercher au théâtre.... la tirade, bien analysée, peut presque toujours se réduire à une conversation entre l'auteur et le public, à laquelle les personnages de la pièce ne servent que de prétexte [, Globe, 17 janvier 1825]
En mauvaise part, développement de lieux communs sans rapport bien marqué avec le sujet. Une ennuyeuse tirade.
Il ne lui restera que l'ignominie d'avoir fait des tirades contre des gens de bien [GRIMM, Corresp. t. I, p. 176]
Terme de musique. Passage que fait la voix ou l'instrument dans l'intervalle d'une note à une autre, par les notes diatoniques de cet intervalle distinctement articulées. Une tirade brillante.
D'une tirade, tout d'une tirade, loc. adv. et famil. Tout d'un trait, sans s'arrêter. Il nous a récité une ode tout d'une tirade.
Cela dura le reste du voyage de Marly, qui, d'une tirade, nous conduisit à Fontainebleau sans retourner à Versailles [SAINT-SIMON, 305, 244]

ÉTYMOLOGIE

  • Tirer ; provenç. et espagn. tirada, portée, trait, jet ; ital. tirata.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    TIRADE. Ajoutez :
    Longueur et difficulté d'une affaire.
    Je suis bien plus épouvanté que vous de cette longue tirade de négoce, dont vous êtes venu à bout [BALZAC, Lettres inédites, LXIII, éd. Tamizey-Larroque.]

tirade

TIRADE. n. f. Morceau d'une certaine étendue qui fait partie d'un ouvrage en prose ou en vers et qui roule ordinairement sur une même idée, sur un même fait. Il y a de belles tirades dans ce panégyrique. Il nous a dit une belle tirade de son poème.

Il se dit particulièrement, dans les pièces de théâtre, d'une Suite de phrases, de vers, qu'un des personnages débite sans être interrompu. Les longues tirades interrompent fâcheusement le dialogue. Cet acteur a bien dit sa dernière tirade.

Il se dit, en mauvaise part, des Lieux communs qu'on emploie avec quelque développement et qui n'ont qu'un rapport éloigné au sujet de l'ouvrage. L'orateur aurait bien dû nous faire grâce de ces inutiles tirades.

tirade

Tirade, Ronsard. Amour archer d'une tirade rompt cent traicts sur moy.

tirade


TIRADE, s. f. Longue suite de phrâse ou de vers sur le même article. "Il y a de belles tirades dans ce sermon, dans ce Poème. = On dit, familièrement, tirade d'injûres, de sotises.
   Où va cette tirade? elle est pourtant fort belle.
   - - - Parbleu, c'est à propos de la pièce nouvelle.
       La Chaussée.
"Point de tirade d'écolier, de ces maximes triviales, qui remplissent le vide de l'action. Volt. "Avec quel étonement, quelle indignation même entendroient-ils les aplaudissemens~ donés aux tirades impies, scandaleuses et déplacées de nos Tragédies. Rigoley de Juvigny. = Tout d'une tirade, tout de suite, sans s'arrêter. "Il nous a dit une centaine de vers tout d'une tirade, st. famil.

Synonymes et Contraires

tirade

nom féminin tirade
Suite continue de paroles.
Traductions

tirade

Tirade

tirade

soliloquy

tirade

tirata

tirade

tirade

tirade

장광설

tirade

[tiʀad] nftirade