tirant

tirant

n.m.
Lanière de cuir fixée à la tige d'une botte pour aider à l'enfiler.
Tirant d'eau,
distance verticale entre la flottaison d'un navire et le dessous de la quille.

TIRANT

(ti-ran) s. m.
Cordon servant à ouvrir et à fermer une bourse. Les tirants d'une bourse.
Morceaux de cuir placés des deux côtés du soulier, qui servent à l'attacher sur le cou-de-pied, au moyen de cordons, de boucles ou d'agrafes.
Anses faites d'un tissu de fil ou de soie et cousues à l'intérieur d'une tige de botte, pour aider à la chausser, en tirant sur ces anses au moyen de crochets.
Nœud de cuir qui sert à bander les ficelles attachées à la peau d'un tambour.
Anciennement, petite bande de parchemin avec laquelle on enfilait plusieurs papiers, chez les procureurs et les notaires.
Terme d'architecture. Pièce de bois ou barre de fer arrêtée aux deux extrémités, pour empêcher l'écartement d'une charpente, de deux murs, d'une voûte.
Leur intensité [des flammes] était telle que les tirants en fer qui reliaient les fermes ont été fondus [, Moniteur univ. 8 oct. 1868, p. 1360, 4e col.]
Se dit aussi d'une poutre qui porte un plancher.
Bouton auquel s'attache la queue d'un violon ou d'un violoncelle.
Morceau de fer attaché sur une poutre ou scellé contre un mur.
Pièce qui, dans les voitures, réunit l'essieu à la volée. Dans les affûts de place, pièce de bois qui réunit le corps d'essieu à l'entretoise de crosse.
10° Certaines portions tendineuses qui se trouvent dans la viande de boucherie, et qui ne se laissent pas mâcher.
11° Partie du sarment de vigne que la taille conserve.
12° Tirant d'eau, ou, simplement, tirant, mesure de l'immersion d'un navire dans l'eau, quantité dont il s'enfonce dans l'eau.
Vu le grand tirant d'eau des vaisseaux, il importe beaucoup qu'on puisse calculer avec précision l'heure de la haute mer [LÉVESQUE, Instit. Mém. scienc. 2e sem. hist. p. 270]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Les tirans d'une bourse, d'un chaperon de faucon [COTGRAVE, ]

ÉTYMOLOGIE

  • Tirer.

tirant

TIRANT. n. m. Ce qui sert à tirer. Il se dit spécialement de Chacun des cordons servant à ouvrir et à fermer une bourse. Les tirants d'une bourse.

Il se dit aussi des Morceaux de cuir placés des deux côtés du soulier, qui servent, à l'aide de boucles, d'agrafes ou de cordons, à l'attacher sur le cou-de-pied, de manière que le pied soit ferme et le talon bien emboîté.

Il se dit encore de Sortes de boucles dont on se sert pour tirer la botte plus facilement lorsqu'on veut la chausser. Des tirants de botte.

Il se dit en outre d'une Sorte de noeud fait de cuir, qui sert à tendre la peau d'un tambour, en bandant les ficelles qui y sont attachées.

Il se dit également de Certaines portions de tendons de couleur jaunâtre, qui se trouvent dans la viande.

En termes d'Architecture, il se dit d'une Pièce de bois ou d'une Barre de fer destinée à maintenir l'aplomb d'un mur ou à empêcher l'écartement des pièces de charpente. Il se dit spécialement de la Pièce de charpente qui porte le poinçon et les arbalétriers.

En termes de Marine, il désigne la Quantité d'eau que tire un navire, la profondeur dont il s'enfonce dans la mer, dans une rivière, etc. Ce navire a quatre mètres de tirant d'eau. Le tirant d'eau de ces deux navires n'est pas égal.

tirant


TIRANT, s. m. [Le t final ne se prononce pas.] 1°. Cordon servant à ouvrir et à fermer une bourse. "Les tirans d'une bourse. = 2°. Pièce de bois, qui tient en état les deux jambes de force du comble d'une maison. = 3°. Bârre de fer atachée à une poûtre, et dont l' extrémité porte un oeuil qui reçoit une ancre, pour prévenir l'écartement d'un mur. = 4°. Portion de nerf qui se troûve dans la viande de boucherie. = 5°. La quantité d'eau que tire un navire, ou la hauteur d'eau dont il a besoin pour être à flot. = 6°. Tirant est le participe du verbe tirer: il est indéclinable. Quelques Écrivains l'ont décliné. "Il a le visage en couleur, la barbe tirante sur le roux. L'Ab. Du Bos. LA FONTAINE dit bien:
   Un homme de moyen âge
   Et tirant sur le grison.
Mais là, tirant est participe: il n'est point adjectif. L'Ab. Du Bos devait donc dire, la barbe tirant sur le roux. — Trév. met en exemple: des chevaux tirans ce carrosse: ce Procureur est fort tirant, c. à. d. avide. L'usage n' a point admis ces façons de parler.