tondeur, euse

TONDEUR, EUSE

(ton-deur, deû-z') s. m. et f.
Celui, celle qui tond. Un bon tondeur peut tondre 30 à 40 bêtes communes en un jour, ou 15 à 20 bêtes mérinos. Tondeur de draps.
Toutes [les victimes], comme un maigre troupeau, Dont le tondeur a pris la toison blanchissante, Portaient du rouge sur la peau [BARBIER, ïambes, les Victimes.]
Nom que l'on donne dans quelques provinces à celui dont la profession est de recueillir le miel des ruches.
Celui qui retranche les branches superflues. Tondeur de buis. Tondeur de palissades.
S. f. Tondeuse, nom donné à différentes machines destinées au tondage des draps.
En plein XIXe siècle on a pu voir, à Sedan, la première tondeuse automatique brisée par les tondeurs à la main qui formaient encore une corporation puissante [E. DE MONTAGNAC, Monit. univer. 20 sept. 1866]
Les tondeurs, nom qui a été donné à un genre d'aventuriers qui désolaient la France et qu'on nommait aussi écorcheurs.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Sur les grans fraudes.... qui sont avenuz.... es draps mouilliez et tonduz à Paris.... nous avons fait venir.... la plus grant et plus saine partie des tondeurs de draps à table seche [, Ordonn. déc. 1384]
  • XVIe s.
    Guillaume d'Alençon tondeur de draps [D'AUB., Hist. I, 77]
    Escornifleur, autrement tondeur de nappes [H. EST., Apol. d'Hérod. p. 70, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Tondre ; prov. tondeire, tondedor ; esp. tundidor. On trouve dans le XIIe siècle tunterier.