tonneler

TONNELER

(to-ne-lé) L'l se double quand la syllabe qui suit est muette : je tonnellerai v. a.
Terme de chasse. Prendre des perdrix à la tonnelle. Fig. Amener à son avis.
Saintrailles, ami du duc de Villeroy, l'avait tonnelé alléguant l'exemple du duc de Sully [SAINT-SIMON, 220, 225]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Ceux qui en eschaperent [de la Saint-Barthélemy] en blasmerent mondit sieur de Biron, et luy en donnerent toute la coulpe, disant qu'il les estoit allé tous amadouer et appaster pour les mener tous au marché de la boucherie ; et pour ce commencerent à debagouler contre luy ; les uns l'appeloient tonneleur, parce que, comme fait un tonneleur avec sa tonnelle aux perdrix, il les avoit tous avec sa parole tonnelez et amassez pour les faire tous mourir.... [BRANT., Cap. franç. t. III, p. 335]

ÉTYMOLOGIE

  • Tonnelle.

tonneler

TONNELER. v. a. T. de Chasse. Prendre à la tonnelle. Tonneler des perdrix.

tonneler


TONNELER, ou TONELER, v. act. TONELEUR, s. m. TONELLE, s. f. [2e e muet aux deux prem., è moy. au 3e: tonèle.] Tonelle, est 1°. Berceau de treillage, couvert de verdûre. = 2°. Filet à prendre des perdrix. = Toneler, prendre à la tonelle. "Toneler des perdrix. = Fig. style familier: Faire, doner dans quelque piège. "On l'a si bien tonelé, qu' on lui a fait faire ce mariage. = Toneleur, qui prend des perdrix à la tonelle.