torche-cul

TORCHE-CUL

(tor-che-ku) s. m.Terme bas et grossier.
Ce avec quoi on s'essuie le derrière après être allé à la selle.
C'est dans le divin chapitre des torche-culs de Gargantua [que l'arrêt du parlement sur la loi naturelle devrait avoir sa place] ; la besogne de ces messieurs ne mérite guère qu'on en fasse un autre usage [VOLT., Lett. au roi de Pr. 2 mai 1758]
Fig. et familièrement. Écrit fort méprisable.
Sa passion sans bornes pour le petit bel esprit, l'importance qu'elle donnait, soit en bien, soit en mal, aux moindres torche-culs [J. J. ROUSS., Conf. X]
Au plur. Des torche-culs.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Lesquelz seigneurs si s'esbatoient à recueillir les torches culs Des seigneurs qui estoyent venus Aux chambres [latrines], et bien se pensoient Que à quelque chose servoyent [VILLON, 2e repue franche.]
  • XVIe s.
    Comment Grandgousier congneut l'esprit merveilleux de Gargantua à l'invention d'un torche cul [RAB., I, 13]

ÉTYMOLOGIE

  • Torcher, et cul.

torche-cul

TORCHE-CUL. s. m. Linge, papier, ou autre chose, dont on s'essuie le derrière après qu'on a été à la garde-robe. Il est bas.

Il se dit, figurément et très-familièrement, d'Un écrit fort méprisable. Cet écrit n'est qu'un torche-cul, un vrai torche-cul.