torturé


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torturé


torturée

(tɔʀtyʀe)
adjectif
visage marqué par une grande souffrance le visage torturé du malade

torture

TORTURE. n. f. Souffrance cruelle, tourment qu'on fait souffrir. D'horribles tortures. Des instruments de torture.

Il se dit spécialement de la Souffrance physique qu'on infligeait à quelqu'un par voie de justice. Mettre à la torture. Appliquer à la torture. Souffrir la torture. Être condamné à la torture. La torture a été abolie en France par Louis XVI. Dans cette acception, on se sert plus ordinairement du mot Question.

Fig., Mettre quelqu'un à la torture, Lui causer un trouble, un embarras pénible, ou une vive impatience. On dit également : Être à la torture.

Fig., Mettre son esprit à la torture, être à la torture, Travailler avec une grande contention d'esprit à la recherche, à l'examen, à la discussion de quelque chose.

torture

Torture, ou gehenne, Fidiculae, Tormentum, voyez Geine.

La torture, La gehenne, La question, Quaestio tormentaria, Budaeus.

Un engin et instrument à bailler la torture et gehenne aux gens, Equuleus equulei.

Faux registres des confessions faites à la torture et gehenne, Falsae conscriptiones quaestionum.

Bailler la torture, ou gehenne, ou question, Quaerere, et Quaerere tormentis. B.

Interrogatoire et responses faites en tortures et question extraordinaire, Res tormentis quaesita. B.

Celuy qui donne la torture, Tortor.

Donner la torture, Torquere.

Requerir que le defendeur soit contrainct d'exhiber ses serfs pour sçavoir la verité d'iceux par torture, Postulare seruos in quaestionem.

torture

Torture, Cerchez Tordre.

tortûre


TORTûRE, s. f. *TORTURER, v. act. [2e lon. au 1er, 3e e muet au 1er, é fer. au 2d.] Tortûre est en général, tourment qu'on fait soufrir. "Les Païens inventèrent de nouvelles tortûres contre les chrétiens. = 2°. En particulier, les tourmens de la question. "Mettre, apliquer à la tortûre. Doner la tortûre. Il vieillit en ce sens. On dit aujourd'hui, Apliquer à la question; doner la question. = On dit fig. se doner la tortûre; mettre son esprit à la tortûre, ou doner la tortûre à son esprit; se tourmenter, faire de grands éforts; travailler avec une grande contention d'esprit, pour, etc.
   REM. Tortûre dit plus que tourment, et il me parait trop fort dans ces vers de Rousseau, où il dit aux Mûses:
   Mais c'est par vous aussi
   Que sont venus mes ennuis, mes tortûres,
   Tous ces complots, ces lâches impostûres.
Ce mot est plus à sa place dans les vers suivans du même Poète.
   Ce qui fit leur bonheur deviendra leur torture;
   Et Dieu, de sa Justice appaisant le murmure,
   Livrera ces Méchans au pouvoir infernal.
       Rouss.
  *TORTURER, tourmenter. Il est vieux. "Bannir, emprisoner, torturer, tuer. Bayle, cité par d'Avrigni. M. Linguet l'a employé plus récemment. "Torturer des Acusés simplement suspects. "Ce sont les âmes qu' ils tortûrent. Et M. l'Ab. De Fontenai. "M. de Mayer s' est torturé, pour saisir le ton naturel. Ce mot peut être bon pour le style critique.

Traductions

torturé

מעונה (ת), סגוף (ת), מְעֻנֶּה