tréma

(Mot repris de trémas)

tréma

n.m. [ du gr. trêma, point ]
Signe constitué de deux points juxtaposés, que l'on met sur les voyelles e, i, u pour indiquer que la voyelle qui précède doit être prononcée séparément : « Naïf » s'écrit avec un tréma sur l'i.

TRÉMA

(tré-ma) s. m.
Terme de grammaire. Deux points mis sur une voyelle, pour indiquer qu'elle se détache de celle qui la précède ou qui la suit. Le mot naïf demande un tréma sur l'i. Dans sa dictée, il a oublié deux trémas. Adj. invar. Surmonté de deux points. E, i, u, tréma (ë, ï, ü). Une voyelle tréma. Des ë tréma.

REMARQUE

  • On met le tréma sur la voyelle e dans le substantif ciguë, et dans les adjectifs ambiguë, exiguë, contiguë, aiguë, pour indiquer que cette voyelle doit faire une syllabe distincte de celle de l'u, et que ces mots doivent être prononcés autrement que les mots intrigue, brigue, figue, dans lesquels la lettre u n'est placée que pour donner au g une articulation dure.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Points trematz qui marquent les e, les i [, La vraye orthographe, dans LIVET, Gramm. franç. p. 277]

ÉTYMOLOGIE

  • Du grec, point, et, percer.

tréma

TRÉMA. n. m. Signe formé de deux points qui se place au-dessus d'un e, d'un i, d'un u, pour indiquer qu'il forme une voyelle séparée de la précédente ou de la suivante. Naïf, ciguë, Saül, ïambe s'écrivent avec des trémas. Il faut mettre un tréma sur l'e d'aiguë. Par apposition, Un ï tréma.

tréma


TRÉMA, s. m. [1re é fer.] C'est ainsi qu'on apèle les deux points placés sur une voyèle, pour la détacher, dans la prononciation, de la voyèle, qui la précède immédiatement: Haïr, laïque, héroïque, païen, Jouïr, ambigüe, ambigüité, Saül, etc. Sans ce tréma, sans ces deux points, on prononcerait, her, lèke, hé-roa-ke, péen, joui, monos. ambighe, ambighité, sol, etc. Le tréma avertit de prononcer ha-i, la-ike, héro-ike, pa-ien, jou-i, anbigû-e, anbigu-ité, Sa-ul, etc. = 1°. Le tréma ne se met que sur l'i, l'u, l' e muet. Il serait bon qu'on le mît aussi en certaines ocasions sur l'a et sur l'o pour diférencier; par ex. Il argüa, nous argüons, qui se prononcent argu-a, argu-on, de nargua, narguons, qu'on prononce nargha, narghon. Cette remarque est de Mrde Wailly. = 2°. On écrit, sans tréma, obéir, plebéien, réussir, etc. parce que l'accent aigu sur l'e sufit pour marquer qu'il ne forme pas une seule syllabe avec l'i ou l'u, qui suit. = 3°. Il n'est pas non plus nécessaire de mettre le tréma sur l' e dans charrue, la statue, la vue, l'étendue; parce que, sans le secours des deux points, on prononcera toujours de même. Il serait plus convenable de mettre l'accent circonflexe sur l'u, qui précède, parce que cet u est long. Charrûe, statûe, vûe, étendûe, etc. = 4°. On doit aussi écrire sans tréma les mots boete, coeffe, poele pour ne pas induire à prononcer bo-ète, co-èfe, po-èle, si on écrivait, comme le font mal à propôs plusieurs boëte, coëffe, poële. = On écrit aujourd'hui assez ordinairement boite, coife, poile, et cette ortographe est plus conforme à l'analogie et plus raprochée de la prononciation. = 5°. N'écrivez pas non plus avec le tréma les mots roïaume, emploïer, essaïer, païs, etc. Il faut écrire, royaume, employer, essayer, pays, etc. avec un y; parce que le tréma ne sert qu'à détacher une voyelle de l'autres; et que l' y fait fonction de deux i, dont le premier fait une diphtongue avec la première voyelle, et le 2d s' unit avec la voyelle suivante. C'est comme si l'on écrivait, roi-iaume, emploi-ier, essai-ier, pai-is, etc. En écrivant, par exemple, païs, essaïer, il faudrait prononcer pa-i, essa-ier; au lieu qu'on doit prononcer pé-i, ésé-ié. — Pour royaume, moyen, employer, envoyer, etc. il m'a paru que les persones, qui parlent bien, prononcent roa-iome, moa-ien, anvoa-ié, anploa-ié, et d'ailleurs l'analogie le demande et l'ortographe l'indique. Que, s'il faut prononcer ro-iome, mo-ien, anvo-ié, anplo-ié, comme quelques-uns le soutiènent, il faut donc changer l'ortographe, et écrire roïaume, moïen, emploïer, envoïer, comme on l'a changée à Aïeul, païen, Camaïeu, Moïse, etc. qu'on écrivait aûtrefois et que plusieurs écrivent encôre aujourd'hui, ayeul, payen, Camayeu, Moyse, etc. Voy. Y. Voy. aussi l'Avertissement, qui est à la tête du 2d Volume. = 6°. Il ne faut pas non plus écrire Louïs, bouïllon, grenouïlle, etc. Car alors on prononcerait Lou-i, bou-i-glion, grenou-i-glie, au lieu qu'on doit prononcer, loui, monos., bou-glion en deux syllabes et gre-nou-glie en trois. — Louis, nom propre d'homme, est bien dissyllabe en vers, mais alors même il ne faut pas mettre le tréma sur l'i.

Traductions

tréma

dieresi

tréma

[tʀema] nmdiaeresis