tracé, ée

TRACÉ, ÉE

(tra-sé, sée) part. passé de tracer
Dont on a tiré, disposé les lignes. Le plan tracé par l'architecte.
C'est de lui [Cadmus] que nous vient cet art ingénieux De peindre la parole et de parler aux yeux, Et par les traits divers des figures tracées Donner de la couleur et du corps aux pensées [BRÉBEUF, Phars. III]
Fig.
C'est le portrait d'Anaxagore tracé par Périclès [D'ALEMB., Éloges, Montesq.]
Écrit, mis sur le papier.
Vous dirai-je qu'il [M. de Lamoignon] se fit une religion d'écouter les raisons des parties et de lire tous leurs mémoires.... sans se fier à ces extraits mal digérés et souvent tracés à la hâte ? [FLÉCH., Lamoign.]
Aussitôt trente noms, sur le papier tracés, Sont au fond d'un bonnet par billets entassés [BOILEAU, Lutr. I]
.... Quels malheurs dans ce billet tracés Vous arrachent, seigneur, les pleurs que vous versez ? [RAC., Iphig. I, 1]
Tracé se dit, en hippologie, des chevaux inscrits sur le stud-book, et dont la généalogie est connue.
Terme de blason. Se dit pour ombré.
S. m. Trait, imitation de la forme, des contours d'un ouvrage d'art que l'on obtient à l'aide de dessins ou de plans graphiques. Faire le tracé d'un plan, d'un dessin.
Le tracé et la mesure effective d'une ligne de 57 à 58 mille toises est de toute impossibilité dans les pays habités [DELAMBRE, Abr. astron. 23e leçon.]
S'emploie souvent dans le discours comme synonyme de ligne, quand on parle d'une voie de communication. Le tracé du chemin de fer de Paris à Orléans passe par Étampes. Le tracé d'un retranchement, d'un ouvrage de fortification est sa disposition horizontale sur le terrain ; on le détermine par la projection horizontale des crêtes intérieures.