transporté, ée

TRANSPORTÉ, ÉE

(tran-spor-té, tée) part. passé de transporter
Porté d'un lieu à un autre. Des marchandises transportées par eau.
Condamné à la transportation. Transporté avec beaucoup d'autres. Substantivement. Un transporté. Des transportés.
Fig. Saisi de quelque violent mouvement de passion.
Et soudain l'empereur, transporté de plaisir.... [CORN., Poly. I, 4]
Transporté de zèle et d'amitié pour moi, il [Arnaud] me dit que j'étais folle de ne point songer à me convertir, que j'étais une jolie païenne].... [SÉV., 48]
Et lui-même à la mort il s'est précipité, De l'amour du pays noblement transporté [RAC., Théb. III, 4]
Transportés à la fois de douleur et de rage, Nos bras impatients ont puni son forfait [ID., Bajaz, v, 11]
Transporté d'une ardeur qui ne peut être oisive [ID., Iphig. I, 2]
Absolument. Enthousiasmé, ravi. Tous les spectateurs étaient transportés. Absolument aussi, Il signifie quelquefois transporté de colère.
Pour moi j'étais si transporté Que, donnant de fureur tout le festin au diable.... [BOILEAU, Sat. III]