transsubstantier

(Mot repris de transsubstantions)

TRANSSUBSTANTIER

(tran-sub-stan-si-é) v. a.Il se conjugue comme prier.
Changer une substance en une autre. Fig.
J'avais enseigné, dit-il [Luther], qu'il n'importait pas que le pain demeurât ou non dans le sacrement ; mais maintenant je transsubstantie mon opinion ; je dis que c'est une impiété et un blasphème de dire que le pain est transsubstantié [BOSSUET, Var. II]
Terme de théologie. Opérer la transsubstantiation.
Le nouveau mot de transsubstantier qu'on emploie ici, sans rien ajouter à l'idée de substance qu'on vient de voir reconnue contre Bérenger, ne faisait que l'énoncer par une expression qui, par sa signification précise, servait de marque [BOSSUET, Var. XV, 136]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Les imposts de la France ont transsubstantié les champs du laboureur en paturages, les vignes en friche [D'AUB., Conf. I, X]
    J'en veois qui se transforment et se transsubstancient en autant de nouvelles figures et de nouveaux estres, qu'ils entreprennent de charges [MONT., IV, 158]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. transsustanciar ; espagn. transustanciar ; ital. trasustanziare, du lat. trans, au delà, et substantia, substance.

transsubstantier

TRANSSUBSTANTIER. v. tr. Changer une substance en une autre. Il ne s'emploie qu'en termes de Théologie, en parlant de l'Eucharistie. Les paroles sacramentelles transsubstantient le pain et le vin au corps et au sang de JÉSUS-CHRIST dans le sacrifice de la messe.