travesti, ie

TRAVESTI, IE

(tra-vè-sti, stie) part. passé de travestir
Qui a pris un vêtement lequel n'est pas du sexe ou de la condition.
Les prêtres et les religieux, zélés et infatigables pasteurs de ce troupeau affligé, qui vivaient en Angleterre pauvres, errants, travestis [BOSSUET, Reine d'Anglet.]
M'offrant aux yeux de don Louis, tantôt travestie en homme, tantôt sous mes habits naturels.... [LESAGE, Gil Blas, IV, 3]
Il paraît ici un personnage travesti en ambassadeur de Perse, qui se joue insolemment des deux plus grands rois du monde [MONTESQ., Lett. pers. 91]
On dit d'une personne qui est au bal qu'elle est déguisée ; et d'un magistrat habillé en nomme d'épée, qu'il est travesti [D'ALEMB., Œuv. t. III, p. 301]
Au théâtre, rôles travestis, rôles où l'acteur se travestit. Fig.
Apollon travesti devint un Tabarin [BOILEAU, Art p. I]
Et j'admirais l'orgueil en vertu travesti [J. B. ROUSS., Odes, III, 9]
Substantivement.
Nos deux travesties se trouvèrent en leurs nouveaux accoutrements, comme si Psyché n'eût fait toute sa vie autre chose qu'être bergère, et la bergère qu'être princesse [LA FONT., Psyché, II, p. 142]
Traduit, arrangé d'une façon burlesque. L'Énéide travestie de Scarron.
S. m. Travesti, variété de tulipe.