tricoises

TRICOISES

(tri-koi-z') s. f. pl.
Tenailles à ferrer ; elles se composent de deux pièces unies par un clou ; chaque pièce comprend la mâchoire ou mors, l'œil et la branche ; le mors est tranchant et aciéré. Les tricoises servent à soulever le fer pour le séparer du pied, à arracher les clous implantés dans la corne, à couper leurs lames, à les river sur la paroi du sabot.
Tenailles à deux mâchoires dont se servent les menuisiers et les autres ouvriers en bois, pour tenir et arracher des clous, des chevilles, etc.
Les sondes à fromages, les tricoises, les tilles appartiennent à la classe des outils, [, Tarifs des douanes, 1869, p. 130]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Les unes [choses qui servent à tirer les dards enfoncés dans le corps] sont turqueises, et sont toutes d'une forme [H. DE MONDEVILLE, f° 36]
    Estre garni d'unes petites turquoises propres à ce, afin que, si tost que l'esprevier aura lié le piat [jeune pie], l'en luy rompe les jambes et le becq, afin que l'esprevier en soit tousjours au dessus [, Ménagier, III, 2]
    Une truquoise d'argent à casser noisette [DE LABORDE, Émaux, p. 529]
  • XVe s.
    Et si avoient limes et sies sourdes et grosses turquoises et habillemens pour legerement ouvrir ladicte porte [JUVÉNAL DES URSINS, Charles VI, 1417]

ÉTYMOLOGIE

  • Altération, comme le montre l'historique, de turcoises : tenailles à la turque. Le gaélique aussi dit turcaid, tricoises, et en gaélique turcach signifie un Turc. On ne peut donc admettre l'étymologie de Diez : néerland. trek-ijser, fer à tirer.

tricoises

TRICOISES. n. f. pl. T. d'Arts. Tenailles dont se servent les maréchaux pour ferrer et déferrer les chevaux.

Il se dit aussi de Tenailles dont se servent les charpentiers, les menuisiers pour arracher les clous, les chevilles.

Traductions

tricoises

tronchese