triennal, ale

TRIENNAL, ALE

(tri-è-nnal, nna-l') adj.
Qui dure trois ans.
Le parlement [anglais] rendu triennal n'avait plus qu'une année à durer [SAINT-SIMON, 438, 118]
Conféré pour trois ans. Charge triennale. Offices triennaux.
Il [Louis XIII] crut lui-même rendre un grand service à Dieu en consentant que cette abbaye [Port-Royal] fût élective et triennale [RAC., Port-Royal, 1]
Qui est élu, nommé pour trois ans. Des administrateurs triennaux.
Il se disait autrefois plus ordinairement des charges qui ne s'exerçaient que de trois années l'une, et des titulaires qui en étaient pourvus.
Terme d'agriculture. Assolement triennal, celui dans lequel le froment revient sur la même sole tous les trois ans. Terme de botanique. Se dit des plantes qui ne portent des fruits et des graines que la troisième année après qu'elles ont été semées.
S. m. Fonction qui dure trois ans.
Elle finit son triennal par des instructions continuelles là-dessus [MAINTENON, Lett. à Mme de la Viefville, 3 avril 1707]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Ceux qui en seroient saisis, et trienaux possesseurs à juste tiltre, s'en voudroient-ils demettre ? [, Sat. Mén. p. 182]

ÉTYMOLOGIE

  • Dérivé du latin triennis, de tri, trois, et annus, an.