trigaud, aude

TRIGAUD, AUDE

(tri-gô, gô-d') adj.
Qui use de détours, de mauvaises finesses.
Mme de Maintenon, qui en tout genre était une femme fort entendue, excepté dans celui sur lequel elle consultait le trigaud et processif abbé Gobelin, son confesseur [VOLT., l'Hom. aux 40 écus, Préambule.]
Elle a une mauvaise langue, elle est trigaude [GENLIS, Théât. d'éduc. la Lingère, I, 2]
Substantivement. Un trigaud, une trigaude.
J'enrage de bon cœur, quand je vois un trigaud Qui souffle tout ensemble et le froid et le chaud [BOURSAULT, Merc. gal. IV, 6]
Frère Lachaise, confesseur [de Louis XIV], avait été un trigaud ; et frère le Tellier, un persécuteur impudent [VOLT., Dict. phil. Éducation.]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Trigaut [COTGRAVE, ]

ÉTYMOLOGIE

  • Ce paraît être un dérivé du bas-latin trigare, qui représente le latin tricari, chercher des détours.