triomphal, ale

TRIOMPHAL, ALE

(tri-on-fal, fa-l') adj.
Appartenant au triomphe.
On ne donna plus [sous les empereurs] aux particuliers que les ornements triomphaux [MONTESQ., Rom. 13]
Il [Pierre le Grand] fit son entrée dans Moscou sous sept arcs triomphaux dressés dans les rues [VOLT., Charles XII, 5]
Ces dépouilles des rois, ces pompes triomphales [DELILLE, Én. II]
Et mesurant de l'œil les arches colossales Des temples, des palais, des portes triomphales [LAMART., Pèler. de Child Harold.]
Fig.
Le Fils de Dieu reprend sa marche triomphale [DELILLE, Parad. perdu, VI]
Sa clameur [de l'Océan], qu'emportaient la brise et la rafale, Incessamment vers Dieu montait plus triomphale [V. HUGO, F. d'aut. 5]
Porte Triomphale (avec un T majuscule), porte de l'ancienne Rome par laquelle les triomphateurs entraient dans la Voie Sacrée, pour se rendre au capitole.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    La gloire triumphal [BERCHEURE, f° 44, verso]
    Les Romains.... donnoient triumphes et corones de lorier et de palme et escripvoient titres triumphals [ORESME, Éth. 83]
  • XVIe s.
    Sortirent on devant de luy tous les habitans de la ville en bon ordre et en grande pompe triomphale [RAB., Pant. II, 31]
    Rome, ceste ville la plus triomphalle des cinq parties du monde [BRANT., Charles Quint]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. triumphalis, de triumphus, triomphe.