tripier, ière

TRIPIER, IÈRE

(tri-pié, piè-r') s. m. et f.
Celui, celle qui vend en détail les issues des animaux tués à la boucherie.
J'ai regret de voir M. Guillemeau tant animé pour des injures.... je ne prends aucune part à telles injures de tripières [GUI PATIN, Lett. t. II, p. 166]
L'Angélique est une petite tripière ; oh ! le vilain mot ! d'accord, mais il peint [DIDER., Salon de 1765, Œuv. t. XIII, p. 49, dans POUGENS]
Fig. Couteau de tripière, qui coupe des deux côtés, celui qui est de deux partis contraires, celui qui médit de l'un en l'absence de l'autre.
Adj. m. Terme de fauconnerie. Se dit des oiseaux de proie, qui ne peuvent être dressés, et qui donnent sur les poules et les poulets ; ainsi dits par mépris comme s'ils n'étaient que des tripiers. Le milan et le corbeau sont des oiseaux tripiers.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Oncques tripiere n'aima harangere [LEROUX DE LINCY, Prov. t. II, p. 149]

ÉTYMOLOGIE

  • Tripe ; wallon, tripir

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • TRIPIER. - HIST. Ajoutez : XIVe s.
    Entre Thierry Fournier d'une part, et Rose la tripiere d'autre (1307) [VARIN, Archives admin. de la ville de Reims, t. II, 1re partie, p. 61]