tripotier, ière

TRIPOTIER, IÈRE

(tri-po-tié, tiè-r') s. m. et f.
Celui, celle qui tient un tripot pour la paume.
Que le feu Saint-Antoine les arde ! dit la tripotière [SCARR., Rom. com. I, 2]
Jacques Régnier.... fit bâtir en 1593.... un jeu de paume des démolitions de la citadelle de Chartres.... et, comme ce tripot a porté le nom de tripot Régnier, c'est apparemment ce qui a donné lieu de dire que Régnier le satirique était le fils d'un tripotier [, Œuv. de Régnier, éd. 1730, Avert. p. IV]
Celui qui tient une maison de jeu, [, Journ. offic. 4 nov. 1871, p. 4292, 1re col.]
Celui, celle qui fait partie d'un tripot de comédiens.
Je joins ici la liste des tripotiers que mes anges me demandent [VOLT., Lett. en vers et en prose, 139]
Adj.
Je reconnais votre cœur au combat qu'il éprouve entre la reconnaissance et la tyrannie tripotière [VOLT., Lett. d'Argental, 10 févr. 1765]
Fig. Celui, celle qui fait des tripotages, de petites intrigues.
Je n'assistai point aux conciliabules ; on les peut lire dans les récits de l'abbé de Pradt et des divers tripotiers qui maniaient de leurs sales et petites mains le sort d'un des plus grands hommes de l'histoire [CHATEAUBR., Mém. t. VI, p. 265]

ÉTYMOLOGIE

  • Tripoter.