trogne

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trogne

n.f. [ du gaul. ]
Fam. Visage rougeaud et rond.
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

TROGNE

(tro-gn') s. f.
Terme familier et de moquerie. Visage.
Et que son plus beau jeu ne gît rien qu'en sa trogne [RÉGNIER, Sat. VI]
Que je hais les amants et leurs mourantes trognes ! [SCARR., Jodelet, I, 1]
Ils [les rois] se sont accompagnés de gardes, de hallebardes : ces trognes armées qui n'ont de mains et de force que pour eux.... font trembler les plus fermes [PASC., Pens. III, 3, édit. HAVET.]
Tu veux, en combat singulier, Exposer ta petite trogne.... [BACHAUM., Mém. secr. t. XXXI, p. 165]
Particulièrement. Visage enluminé par l'habitude du vin et de la bonne chère.
Que votre incomparable trogne, La vive image du bon temps, Ne sera plus qu'une charogne [MAÎTRE ADAM, Œuv. p. 195, dans POUGENS]
Dieu sait combien on vit d'ivrognes, Et tous aux différentes trognes [SCARR., Virg. I]
Rouge trogne, trogne enluminée, le visage d'un ivrogne.
Aux buveurs à rouge trogne Il dit : trinquons à grands coups [BÉRANG., Enfers.]
Arbre mis en têtard, dans quelques pays.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Quant j'aurai beu, elle, voyant ma trongne, M'iroit disant : je ne vueil point d'ivrogne [BASSELIN, XLIX.]
  • XVIe s.
    Quelle maniere de les y guider [les enfants à l'étude] d'une trogne effroyable et les mains armées de fouets ! [MONT., I, 183]

ÉTYMOLOGIE

  • Bourguig. trongne ; patois des Fourgs, trougne. Quelques-uns le tirent du celtique : cornique, trein ; gallois, trwyn, forme récente tron, museau, nez. Diez préfère le vieux scandinave triona, museau de cochon, danois tryna, qui d'ailleurs est voisin des formes celtiques. Toutefois en même temps il se demande s'il ne faudrait pas songer au latin truo, truonis, cormoran, mot qui a été employé figurément pour signifier un homme à grand nez ; mais ici, comme il le remarque, tous les intermédiaires manquent. Lacurne cite les Gesta comitum barcinonensium, cap. XIII, p. 544 du Marca hispanica, où il est parlé d'un Guillaume de Besauduns, qui cognominatur trunnum, eo quod nasum fictitium haberet. Ce texte paraît tout à fait parler en faveur de l'étymologie celtique ou germanique.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

trogne

TROGNE. n. f. Visage plein et rubicond qui annonce l'amour de la bonne chère et du vin. Il a une plaisante trogne, une bonne trogne. Il est familier.

Fam., Trogne enluminée, Visage d'un ivrogne.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

trogne


TROGNE, s. f. [mouillez le g: 2ee muet.] Visage plein, qui a quelque chôse de facétieux et qui marque le goinfre, ou, qui a quelque chôse de rebutant. "Il a une bone grôsse trogne; une plaisante, une vilaine trogne. = Rouge trogne ou, trogne enluminée, le visage d' un ivrogne. — Ce mot n'est que du style plaisant et moqueur, et du bâs comique.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Synonymes et Contraires

trogne

nom féminin trogne
Familier. Visage.
figure, tête -familier: bille, binette, bouille -populaire: bobine, gueule, trombine, tronche.
Le Grand Dictionnaire des Synonymes et Contraires © Larousse 2004