tronc

(Mot repris de troncs)

tronc

[ trɔ̃] n.m. [ lat. truncus ]
1. Partie d'un arbre depuis la naissance des racines jusqu'à celle des branches : Les gros troncs des baobabs fût
2. Partie centrale du corps à laquelle se rattachent la tête et les membres : Un nageur au tronc développé buste, torse
3. Boîte percée d'une fente, destinée à recueillir des aumônes ou des collectes : Verser son obole dans le tronc d'un quêteur.
Tronc commun,
cycle d'études suivi par tous les élèves avant leur répartition en diverses sections.
Tronc de cône, tronc de pyramide,
portion de leur volume comprise entre la base et un plan parallèle à la base.

TRONC

(tron ; le c ne se prononce jamais : un tron énorme ; c'est au XVIIe siècle la règle de Chifflet, Gramm. p. 208 ; au pluriel l's se lie : des tron-z énormes) s. m.
Le gros d'un arbre, le corps d'un arbre considéré sans les branches et sans les racines. Un tronc noueux.
Qui diable vous a fait aussi vous aviser, à quarante-deux ans, de vous débaptiser, Et d'un vieux tronc pourri de votre métairie [la Souche] Vous faire dans le monde un nom de seigneurie ? [MOL., Éc. des f. I, 1]
Moi ! je pourrais trahir le Dieu que j'aime ? J'adorerais un dieu sans force et sans vertu, Reste d'un tronc par les vents abattu ? [RAC., Esth. II, 9]
Près de Vitry, sur les bords de la Seine, il y a une couche épaisse de troncs d'arbres assez bien conservés [A. BRONGNIART, Traité de min. t. II, p. 33]
Fig.
Il y a des vices qui ne tiennent à nous que par d'autres, et qui, en ôtant le tronc, s'emportent comme des branches [PASC., Pens. VI, 11, édit. HAVET.]
Fig. Il faut se tenir au tronc de l'arbre, il faut se tenir au parti le plus assuré.
Terme de botanique. Partie principale de la tige des arbres dicotylédonés d'où partent les branches.
Terme d'anatomie. La partie la plus considérable d'une artère, d'une veine, d'un nerf, celle qui n'a encore fourni aucune division. Tronc artériel. Tronc veineux. Tronc innominé ou brachio-céphalique, artère qui naît de la partie antérieure de la convexité de la crosse de l'aorte.
Buste du corps humain dont on a séparé la tête, les bras et les cuisses.
On donne à ce héros [Pompée] la mer pour sépulture ; Et le tronc sur les flots roule dorénavant Au gré de la fortune, et de l'onde, et du vent [CORN., Pomp. II, 2]
Son corps [de Déiphobe] tout mutilé n'est plus qu'un tronc hideux [DELILLE, Én. VI]
En zoologie, chez les vertébrés, la partie principale du corps de l'animal, celle sur laquelle s'articulent les membres. Dans les insectes hexapodes, synonyme de thorax ou partie du corps comprise entre la tête et l'abdomen. Souche ou partie commune, plus ou moins vivante, sur laquelle sont insérés et réunis organiquement une multitude d'individus.
Terme de vénerie. Ramure du cerf où sont attachés les andouillers
Terme d'architecture. Tronc de colonne, partie inférieure du fût d'une colonne.
En géologie, ligne directe d'une même famille, d'où sortent les branches collatérales.
Je ne vois rien en vous qu'un lâche, un imposteur.... Et d'un tronc fort illustre une branche pourrie [BOILEAU, Sat. v.]
Les races provenant d'un tronc commun s'éloigneront d'autant plus de cette race primitive, qu'elles en auront été séparées plus anciennement [BUFF., Ois. t. XII, p. 233]
Petit coffre placé dans l'église, ordinairement auprès du bénitier, et aussi ailleurs, et scellé dans le mur, au haut duquel il y a seulement une petite fente pour y jeter les aumônes des personnes charitables ; le tronc d'église est primitivement un tronc d'arbre, dans lequel on a fait un creux ; ce creux est recouvert d'un couvercle.
Vous dites qu'on a ouvert un tronc à Saint-Merri [PASC., Prov. XVII]
Croirait-on qu'il fut ordonné de mettre un tronc à toutes les églises d'Allemagne, pour recevoir des contributions volontaires [guerre contre les Turcs] ? c'est la première fois qu'on a demandé l'aumône pour faire la guerre [VOLT., Ann. Emp. Rodolphe II, 1594]
On a transporté dans les temples, en lui conservant son nom et sa forme, le tronc des primitives aumônes [MARCHANGY, Tristan le Voyag. XL.]
Fig. Voler le tronc des pauvres, faire des profits illégitimes aux dépens des nécessiteux. Il y avait des troncs semblables chez les Juifs dans le temple de Jérusalem.
Lorsqu'ils voyaient qu'il y avait trop d'argent dans le tronc, le secrétaire du roi venait avec le pontife, et ils en tiraient et comptaient l'argent qui s'était trouvé dans la maison du Seigneur [SACI, Bible, Rois, IV, XII, 10]
10° Par analogie de forme, se dit d'ouvertures, de bouches où l'on met des écrits, des dénonciations.
[à Venise] le tronc où tout délateur peut, à tous les moments, jeter avec un billet son accusation [MONTESQ., Esp. XI, 6]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    D'une espée forbie et blanche Estoit li pons sor l'eve froide ; Mais l'espée estoit fors et roide Et avoit deus lances de lonc ; De chasque part ot un grant tronc Où l'espée estoit cloffichiée [, la Charrette, 3022]
    Les escus font et percier et troer.... Et de lor lances firent les trons voler [, Raoul de Camb. 271]
  • XIVe s.
    Laquel racine [grosse veine] gete un tronc, lequel tronc s'estent ou [au] foie [H. DE MONDEVILLE, f° 27, verso]
    Quant la pomme d'icelluy chou est ostée, l'en replante le tronc de ce chou [, Ménagier, II, 5]
  • XVIe s.
    Mais luy, à tous les troncz il baisoit les reliques, et à chascun donnoit [RAB., Pant. II, 17]
    Lexive faite des cendres de troncs de febves [PARÉ, XV, 38]
    Les Egyptiens, ayans couppé la teste, en jetterent le tronc du corps [de Pompée] hors de la barque [AMYOT, Pomp. 110]
    Des hauts pins esbranchés les tronches my cavées [R. BELLEAU, Poésies, t. I, p. 178, dans LACURNE]
    En succession venant du costé du troncque [le tronc de père et de mère].... [, Coust. gén. t. II, p. 867]

ÉTYMOLOGIE

  • Picard, tronche ; provenç. tronc ; espagn. et ital. tronco ; du lat. truncus, qui vient de l'adj. truncus, coupé, tronqué.

tronc

TRONC. (Le C ne se prononce pas.) n. m. Corps d'un arbre, tige considérée sans les branches. Un tronc d'arbre. On a coupé toutes les branches, il ne reste plus que le tronc. Le tronc de cet arbre est creux. Le tronc est pourri.

En termes d'Anatomie, il se dit de l'Origine, de la partie principale d'un vaisseau, d'un nerf. Le tronc d'une artère, d'une veine. Tronc artériel, tronc veineux.

Il se dit aussi de la Partie principale du corps d'un homme, d'un animal, sans la tête ni les membres. Un cadavre dont il ne reste que le tronc.

En termes de Géométrie, il se dit de la Partie comprise entre la base d'un cône, d'une pyramide, d'un prisme, et sa section par un plan. Un tronc de cône, de pyramide.

En termes d'Architecture, Tronc de colonne, Fragment d'un fût de colonne.

TRONC se dit figurément, en termes de Généalogie, de la Ligne directe des ascendants et des descendants, d'où partent les branches ou lignes collatérales. Ces deux familles sont de deux branches qui sortent du même tronc.

TRONC désigne encore une Boîte, un coffre de bois ou de métal posé ordinairement dans les églises et qui a une fente pour recevoir l'argent des aumônes. Tronc pour les prisonniers, pour les enfants trouvés. Le tronc des pauvres. Mettre un tronc dans une église. Mettre une offrande dans le tronc. Vider le tronc.

tronc

Le Tronc d'un arbre ou autre chose, Truncus, Caudex.

Fait du tronc d'un arbre, Caudeus.

tronc


TRONC s. m. [Tron: le c ne se prononce que devant les voyèles.] 1°. Le grôs d'un arbre; la tige considérée sans les branches. "Un tronc d'arbre: le tronc est creux, pourri, etc. = 2°. Fig. En termes de Généalogie, la souche d'une même famille. "Ces deux maisons sortent du même tronc. = 3°. Boîte ou cofre, qu'on pôse dans une Église, et qui a une ouvertûre, par où l'on met l'argent, qu'on done par aumône.

Synonymes et Contraires

tronc

nom masculin tronc
Partie supérieure du corps.
Traductions

tronc

Baumstamm, Stamm, Strunk, Leibtrunk, stem, frustum, section, log, torso, tree trunkstam, romp, (boom)stam, kop, offerblok, schacht, boomstamגזע (ז), פלג גוף עליון (ז), קופת גמ״ח (נ), גֶּזַעbadanκορμόςtroncotronco, ceppo, fustoجِذْعkmenkuffertpuunrunkodeblo나무 줄기(tre)stammepieńtroncoстволkoffertลำต้นağaç gövdesithân cây树干багажника (tʀɔ̃)
nom masculin
1. partie de l'arbre qui porte les branches couper le tronc
2. partie du corps humain qui porte la tête et les membres vêtement qui couvre le tronc
3. boîte où l'on peut déposer de l'argent, dans une église mettre de l'argent dans le tronc

tronc

[tʀɔ̃] nm
(BOTANIQUE)trunk
un tronc d'arbre → a tree trunk
(ANATOMIE)trunk
(à l'église)collection box
tronc commun nm (ÉDUCATION)common-core syllabus
tronc de cône nmtruncated cone