trouvère

trouvère

n.m. [ de trouver ]
Poète lyrique de langue d'oïl (par opp. à troubadour).

TROUVÈRE

(trou-vè-r') s. m.
Se dit des poëtes de la langue d'oil ou d'oui, qui florissaient du XIe au XIVe siècle.
Toutes les provinces de la France eurent leurs trouvères [HUET, Orig. des Rom. p. 158, dans POUGENS]
Troubadours et trouvères Au nez des rois vidaient gaîment leurs verres [BÉRANG., Troubad.]
On dit aussi quelquefois, bien que rarement, trouveur.

ÉTYMOLOGIE

  • Trouvere est le nominatif d'un mot qui au régime est troveor, répondant au provenç. troubadour, et venant de trouver, dans le sens de composer des vers (voy. TROUBADOUR).

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • TROUVÈRE. Ajoutez : - REM. On a dit au féminin trouveresse.
    Les plus difficiles s'extasièrent devant la souplesse inventive, la précision étonnante que la trouveresse [Clotilde de Surville] avait su imprimer à la langue du XVe siècle [P. BONNAUD, Revue britannique, déc. 1874, p. 369]

REMARQUE

  • Trouveresse est formé comme demanderesse, chasseresse, etc. On sait que Clotilde de Surville est une fiction et que ses œuvres prétendues sont un pastiche.

trouvère

TROUVÈRE. n. m. Ancien poète de langue d'oïl. Les trouvères correspondent, au nord de la Loire, aux troubadours du midi de la France.

trouvère


TROUVèRE, TROUBADOUR, s. masc. [Trou-vère, ba-dour: 2e è moy. au 1er. — L'Acad. écrit Trouverre, contre l'usage, ce me semble. Elle met aussi Trouveur, suivant l'exemple de ceux qui ont voulu franciser ce mot.] Le premier se dit des plus anciens Poètes français; le second des anciens Poètes provençaux. "Quels sont les modèles, quels sont les imitateurs, et qui mérite la préférence? Sont-ce les Trouvères? Est-ce les Troubadours? Grandes questions, qui ont exercé de savantes plumes. Ce qu'il y a de mieux démontré, c'est que les Troubadours ont précédé et formé les Poètes Italiens.