tyranneau

tyranneau

n.m.
Petit tyran.

TYRANNEAU

(ti-ra-nnô) s. m.
Terme familier. Tyran subalterne.
Si le Mazarin se fait craindre aujourd'hui, il est assuré qu'un temps viendra qu'on ne le craindra plus, et que l'on dira de lui et de quelques autres tyranneaux qui sont près de lui d'étranges vérités [GUI PATIN, Lett. t. II, p. 40]
Que n'auront pas fait les autres secrétaires d'État, et gens en place considérables dans la robe, dans la plume, et, en sous-ordre, les financiers et les petits tyranneaux dans les provinces ? [SAINT-SIMON, 399, 205]
Il faut avoir vécu dans quelques pays où ce régime [féodal] subsiste encore, pour savoir combien sont malheureux les serfs des petits seigneurs, tyranneaux indigents qui, pour vivre ou soutenir un luxe obscur, sont réduits à sucer le sang de leurs hommes [LÉVESQUE, Instit. Mém. sc. mor. et pol. t. v, p. 262]
Genre d'oiseaux silvains ou de passereaux.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Nettoyer la Sicile de plusieurs tyranneaux qui l'oppressoient [MONT., III, 251]

ÉTYMOLOGIE

  • Dimin. de tyran.

tyranneau

TYRANNEAU. n. m. Petit tyran. Il est familier.