vérolé, ée

VÉROLÉ, ÉE1

(vé-ro-lé, lée) adj.
Qui a la vérole, la syphilis.
....Plus désolé Que si j'étais marane, ou ladre ou vérolé [RÉGNIER, Sat. X]
Substantivement. Un vérolé, une vérolée.
Le parlement de Paris rendit, le 6 mars 1696, un arrêt par lequel tous les vérolés qui n'étaient pas bourgeois de Paris, eussent à sortir dans vingt-quatre heures, sous peine d'être pendus [VOLT., Dict. phil. Lèpre.]
On mit d'abord quelques vérolés dans les hôpitaux des lépreux ; mais ceux-ci les reçurent avec indignation ; ils présentèrent requête pour en être séparés [ID., Dict. phil. Lèpre.]
Il s'avisa de le mener [un jeune homme] dans un hôpital de vérolés, et, sans le prévenir de rien, le fit entrer dans une salle où une troupe de ces malheureux expiait par un traitement effroyable le désordre qui les y avait exposés [J. J. ROUSS., Ém. IV]
Par bienséance on évite de se servir de ce mot.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    La verole peut advenir par la reception de l'haleine infectée d'un verollé ou verollée [PARÉ, XVI, 2]

VÉROLÉ, ÉE2

(vé-ro-lé, lée) adj.
Ancien terme de métier. Tuiles vérolées, tuiles qui ont des trous à leur surface comme si elles avaient été marquées de la petite vérole (Dict. des arts et mét. au mot tuilier).